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Lancement officiel des cantines scolaires à Kalemie : Judith Suminwa engage le Gouvernement dans la lutte contre la faim en milieu scolaire

Kalemie, le 02 mars 2026 – Après la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire et le lancement du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), le Gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la réforme du secteur éducatif. Il place désormais le bien-être des élèves au centre de sa politique, conformément à la vision du Président de la République.

La Première Ministre, Judith Suminwa, est arrivée ce lundi à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika. Elle a été accueillie par le Gouverneur de province, Christian Kitungwa, en présence des députés provinciaux ainsi qu’une foule en liesse.

Quatre membres du Gouvernement central ont également fait le déplacement de Kalemie, en l’occurrence : le Ministre d’Etat en charge du Plan, la Ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, le Ministre de la Santé publique ainsi que le Ministre de l’agriculture .

Kalemie, point de départ d’une réforme nationale

C’est à l’école primaire Kifungo, un établissement qui compte près de 250 élèves, que la Cheffe du Gouvernement a procédé au lancement officiel des cantines scolaires. Pour Judith Suminwa, tout ne devrait pas partir de la capitale.

« Le développement ne doit pas commencer à Kinshasa pour descendre vers les provinces. Il doit partir des territoires. Kalemie devient aujourd’hui le point de départ d’un déploiement progressif à l’échelle nationale. »

L’événement s’inscrit dans le cadre de la Journée africaine de l’alimentation scolaire, célébrée chaque 1er mars à l’initiative des Nations Unies, sous le thème :
« Assurer l’accès à des repas nutritifs, à l’eau propre et à l’hygiène : promouvoir la sécurité et la résilience dans chaque investissement pour les repas scolaires ».

Cette initiative vise à lutter contre la faim en milieu scolaire, tout en améliorant l’assiduité, la concentration et les performances des apprenants. Elle entend également consolider la gratuité de l’enseignement primaire public grâce à la distribution quotidienne d’au moins un repas équilibré.

Un programme soutenu par les partenaires

Le programme des cantines scolaires sera financé sur fonds propres du Gouvernement, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Agence française de développement (AFD).

La Première Ministre a salué l’accompagnement du PAM dans l’élaboration de la Stratégie nationale de l’alimentation scolaire ainsi que dans la mise en œuvre opérationnelle des cantines dans le Tanganyika. Elle a également insisté sur la nécessité d’un développement équilibré du territoire.

Une stratégie nationale pour le capital humain

Le Gouvernement met les bouchées doubles pour consolider les réformes dans le secteur de l’éducation.

« La gratuité de l’enseignement a ouvert les portes de l’école. Aujourd’hui, nous consolidons cette réforme, car l’accès sans qualité ne suffit pas. L’école sans conditions dignes ne suffit pas. Un pays se transforme avec des enfants en bonne santé, instruits et confiants », a déclaré Judith Suminwa.

A son tour, la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a salué cette initiative et confirmé la volonté du Gouvernement d’étendre progressivement les cantines scolaires à l’ensemble du pays.

« Cette ambition n’est plus un simple projet, elle est désormais gravée dans notre Stratégie nationale de l’alimentation scolaire (2025-2030), validée en août dernier. Ce document dépasse le cadre d’un plan technique ; c’est le contrat que la Nation signe avec sa jeunesse.

Elle repose sur une conviction scientifique, soutenue par le ministère du Plan : chaque franc investi dans une assiette scolaire est un levier de croissance. En luttant contre le décrochage et en boostant la réussite, nous transformons la dépense sociale en un investissement productif pour le capital humain de la RDC », a-t-elle déclaré.

De son côté, le Représentant et Directeur-pays du PAM, David Stevenson, a félicité le Gouvernement pour l’adoption de cette stratégie. Il a précisé que, dans la province du Tanganyika, le PAM appuie actuellement 78 écoles primaires à Kalemie.

« En cette Journée africaine de l’alimentation scolaire, je réaffirme l’engagement du PAM à travailler main dans la main avec le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les communautés afin de renforcer durablement les programmes d’alimentation scolaire et de progresser vers un avenir où chaque enfant peut apprendre dans de bonnes conditions », a-t-il renchéri.

L’agriculture scolaire pour soutenir les cantines

Avant de boucler sa mission à Kalemie, la Cheffe du Gouvernement a partagé un repas avec les élèves, signe du bon démarrage du programme. Elle a également visité les produits issus des potagers et des champs scolaires destinés à approvisionner les cantines.

Cette approche vise non seulement à renforcer l’alimentation des élèves, mais aussi à soutenir les marchés locaux et à contribuer à la dynamique économique.

Les parents d’élèves et les habitants de Kalemie ont remercié la Première Ministre, estimant que ce programme permettra à leurs enfants d’être plus efficaces à l’école tout en soulageant de nombreux ménages.

Un engagement inscrit dans le Programme d’action du gouvernement

À travers ce projet, l’exécutif central entend garantir l’accès aux services sociaux de base, conformément au quatrième pilier du Programme d’action du gouvernement 2024-2028, qui met en avant le renforcement du capital humain.

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Judith Suminwa Tuluka préside la signature d’un accord sanitaire historique entre la RDC et les États-Unis

Kinshasa, le 26 février 2026 – La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, ce jeudi à la Primature, la cérémonie de signature du Mémorandum d’entente relatif au cadre bilatéral de coopération sanitaire entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et celui des États-Unis d’Amérique.

Doté d’un financement global de 1,2 milliard de dollars américains, dont 900 millions apportés par le Gouvernement américain et 300 millions mobilisés par le Gouvernement congolais, cet accord traduit la volonté affirmée des deux pays de renforcer durablement le système de santé congolais.

Un pas décisif pour la couverture santé universelle

Dans son allocution, la Cheffe du Gouvernement a rappelé qu’au-delà de son importance financière, ce mémorandum s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, selon laquelle « la santé des Congolais doit être portée, financée et pilotée de manière responsable par nos propres institutions, avec l’appui de partenaires engagés ».

Elle a, par ailleurs, souligné la portée stratégique de ce partenariat.

« L’objectif que nous poursuivons est clair : avancer de manière progressive et responsable vers une couverture santé universelle effective. Notre ambition est d’installer durablement un système de santé solide, accessible et financé de manière responsable au service de l’ensemble de la population congolaise. Cet accord représente bien plus qu’un engagement administratif, il exprime notre responsabilité envers nos concitoyens. Il renforce notre capacité à assurer la protection sanitaire de notre pays », a déclaré Judith Suminwa.

Elle a également salué la qualité du partenariat avec Washington, assurant que son gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour garantir des résultats « concrets, mesurables et durables », avec des impacts au-delà des frontières nationales, notamment sur la santé en Afrique et dans le monde.

Des priorités sanitaires clairement définies

Le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a détaillé les axes prioritaires couverts par cet accord.

Il a fait savoir que le mémorandum permettra de renforcer la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, d’améliorer la santé maternelle et infantile, de poursuivre l’éradication de la poliomyélite, d’intensifier la surveillance épidémiologique, de consolider les capacités du personnel de santé et de renforcer la préparation face aux urgences sanitaires.

« Derrière ces priorités, il y a des réalités concrètes. Ce sont des vies à sauver, des familles à protéger et des communautés à sécuriser », a-t-il insisté.

Engagement budgétaire renforcé

Pour sa part, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a mis en avant l’importance stratégique des investissements américains dans le secteur sanitaire congolais.

« En tant que Ministre des Finances, je mesure pleinement l’importance cruciale des investissements américains dans le secteur de la santé de notre pays. Le Gouvernement réaffirme son engagement à la contribution et à l’augmentation du niveau de financement du secteur de la santé », a-t-il déclaré, saluant la détermination de la Première Ministre à garantir l’accès à des soins de qualité pour tous les Congolais.

Vers une responsabilité partagée

Représentant l’Ambassade des États-Unis, le Chargé d’affaires a.i., Ian McCary, a souligné le caractère novateur de ce partenariat.

« Cet accord, à la fois pragmatique et ambitieux, marque le passage d’une assistance traditionnelle à une collaboration fondée sur la responsabilité partagée. Ensemble, nous visons à sauver des vies, à renforcer la sécurité sanitaire de nos deux nations et à bâtir un système de santé résilient et autosuffisant en RDC », a-t-il souligné.

Une volonté de souveraineté sanitaire affirmée

Au-delà de l’appui financier extérieur, la RDC s’engage progressivement à accroître sa propre contribution au financement et à la gestion de son système de santé. L’augmentation des ressources nationales consacrées à ce secteur traduit la volonté du pays de prendre pleinement en charge ses priorités sanitaires et de progresser vers la couverture santé universelle, en témoigne le quatrième pilier du programme gouvernemental qui prône l’accès aux soins de santé de qualité pour tous.

Par cet accord, Kinshasa et Washington scellent ainsi un partenariat stratégique qui ambitionne de transformer en profondeur le paysage sanitaire congolais, au bénéfice direct des populations.

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Masse salariale : le Gouvernement dissipe les inquiétudes du FMI

Kinshasa, le 26 février 2026 – La Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, a accordé, ce jeudi, une audience à Regis O. N’sonde, Administrateur du Groupe Afrique III du Fonds Monétaire International (FMI), et à son adjoint, Jephté Kibidikila Nsumbu. La situation macroéconomique et l’évolution du programme triennal en cours avec l’institution de Bretton Woods ont meublé les échanges.

En mission à Kinshasa, l’Administrateur du FMI est venu s’enquérir de l’évolution du partenariat avec le Gouvernement congolais.

« Nous représentons 17 pays au Conseil d’administration du FMI et nous avons eu l’honneur d’être reçus par Madame la Première Ministre. Nous avons effectué un tour d’horizon de la situation économique du pays, notamment dans le contexte du programme que la RDC met en œuvre en coordination avec le FMI, spécifiquement dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) », a-t-il confié.

Selon Regis O. N’sonde, les défis à relever et les difficultés potentielles — liées notamment à la situation sécuritaire à l’Est et aux incertitudes politiques mondiales — ont également été évoqués. « Nous avons examiné ces questions en vue de nous assurer que le programme avec le FMI reste sur la bonne voie », a-t-il ajouté.

Mobilisation des ressources internes : poursuivre les efforts

Dans le même élan, il a annoncé que des discussions techniques sont en cours pour apporter l’expertise du FMI dans l’amélioration de la mobilisation des recettes domestiques et la rationalisation du système fiscal congolais.

“La mobilisation des ressources internes est un point crucial. La RDC a réalisé des progrès significatifs, reconnus par le Conseil d’administration lors de la deuxième revue du programme en décembre dernier. Cependant, les efforts doivent se poursuivre, d’autant plus que les besoins de financement et de dépenses sont importants compte tenu de la conjoncture », a souligné l’hôte de la Première Ministre.

Pas d’inquiétude : le programme est sur la bonne voie

S’agissant des préoccupations du FMI concernant la masse salariale publique, identifiée comme un risque budgétaire majeur, la délégation s’est dite rassurée par les réponses de la patronne de l’Exécutif central.

« Nous avons été rassurés par les explications de Madame la Première Ministre. Il existe une volonté ferme de maintenir le cap sur la mobilisation des ressources et la maîtrise des dépenses, y compris la masse salariale. Le message a été très clair, et c’est ce message que nous porterons à nos collègues du Conseil d’administration », a conclu le haut cadre du FMI.

Pour rappel, la RDC est engagée depuis janvier 2025 dans un nouveau programme triennal avec le FMI visant à soutenir la stabilité macroéconomique et la croissance. Ce programme inclut la Facilité Élargie de Crédit (FEC) d’environ 1,7 milliard USD et la Facilité pour la Résilience et la Durabilité FRD de près d’un milliard USD.

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RDC : La Première Ministre salue l’accompagnement de la TMB-KCB pour le financement des priorités de développement

Kinshasa, jeudi le 26 février 2026 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a reçu une délégation du groupe Kenya Commercial Bank (KCB), conduite par le Directeur général de la Trust Merchant Bank (TMB), Yannick Mbiya.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la coopération entre le secteur bancaire et l’État congolais afin de soutenir les priorités de développement.

Le Directeur général de la TMB s’est félicité de la convergence de vues avec l’Exécutif.

« Le Gouvernement met l’accent sur des initiatives structurantes pour notre pays, notamment les infrastructures, l’énergie, l’eau, l’éducation et la digitalisation. Ce sont des piliers sur lesquels nous devons travailler ensemble », a déclaré Yannick Mbiya.

La transformation locale au cœur de la vision

Au-delà du financement classique, la TMB entend accompagner la création de valeur sur le territoire national. Les échanges avec la Première Ministre ont mis en avant la nécessité de promouvoir la transformation locale des ressources et de renforcer l’inclusion financière.

« Notre mission est de contribuer significativement à la création de richesses et à un partage plus équitable de celles-ci au niveau local. Nous avons longuement évoqué la transformation locale, essentielle pour créer de la valeur en RDC tout en restant intégrés dans un marché mondial interconnecté », a-t-il ajouté.

Créée en 2004, la TMB se positionne ainsi comme un partenaire technique et financier capable de mobiliser des solutions adaptées aux besoins de l’économie congolaise.

Une marque locale adossée à un groupe régional

Le Directeur général de la TMB a également insisté sur l’identité de la banque, à la fois institution locale et membre d’un groupe régional de premier plan.

« La TMB est une marque locale qui s’inscrit dans une dynamique régionale portée par le groupe KCB. Cette double dimension permet de conjuguer proximité avec les clients et capacité de financement à grande échelle », a-t-il assuré.

Une réaction favorable de la Première Ministre

À l’issue de la séance de travail, la Cheffe du Gouvernement s’est montrée réceptive aux propositions présentées par la délégation bancaire.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions afin de traduire ces orientations en projets opérationnels, au service de la croissance économique et du développement de la République démocratique du Congo.

Il faut souligner que le Gouvernement Suminwa met un accent particulier sur l’apport du secteur privé dans la création d’emplois et de richesses, conformément au premier pilier de son Programme d’actions dans le but de favoriser le développement socioéconomique du pays.

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Partenariat stratégique pour la chaîne de valeur des batteries en RDC : Judith Suminwa apporte son soutien à la collaboration entre le CCB et l’ITC

Kinshasa, le 24 février 2026 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a accordé une audience, ce mardi, aux responsables du Conseil congolais de la batterie (CCB) et du Centre du commerce international (ITC).

Au cœur des échanges : la mise en place d’un partenariat stratégique visant le développement des chaînes locales de transformation des minerais pour la fabrication de batteries électriques en République démocratique du Congo.

Un appui international pour la transformation locale

À l’issue de la réunion, Denis Lecouturier, Directeur général du CCB, a indiqué que cette collaboration permettra à la RDC de bénéficier de l’expertise technique et du réseau international de l’ITC.

« Ce partenariat vise à accompagner la mise en œuvre de notre plan de développement des chaînes de valeur locales, notamment dans la transformation des minerais destinés aux batteries électriques », a expliqué Denis Lecouturier.

Selon lui, la nature transversale du projet impliquant les secteurs de l’énergie, des mines, de l’industrie, des infrastructures et du commerce nécessite un appui au plus haut niveau de l’État pour garantir son efficacité.

Une approche intersectorielle et des partenariats public-privé

Le représentant de l’ITC, Hernan A. Manson, a souligné que leur mission consiste à accompagner le Gouvernement congolais dans ses efforts liés à la transition énergétique et à la valorisation locale des ressources minières.

Le Centre du commerce international entend travailler en étroite collaboration avec plusieurs ministères, notamment ceux du Commerce extérieur, de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

« L’objectif est de promouvoir une vision commune entre les acteurs publics et privés, d’identifier les marchés cibles et de consolider les partenariats internationaux. Le CCB, établissement public chargé de coordonner ce programme, joue un rôle central dans l’articulation des différentes politiques liées à l’énergie, à la fiscalité, à l’industrie et aux infrastructures », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que l’ITC est une agence multilatérale dotée d’un mandat conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’ONU pour renforcer la compétitivité des pays en développement dans le domaine du commerce.

Un soutien affirmé de la Première Ministre

Au terme de l’audience, Judith Suminwa Tuluka a salué l’initiative et assuré les parties prenantes du soutien du Gouvernement à ce projet stratégique, considéré comme un levier majeur pour l’industrialisation et la création de la valeur ajoutée en RDC. Détentrice de 70% du cobalt mondial, la RDC entend passer de l’extraction brute à la production et la valorisation locales de ces matières premières.

À travers la création du CCB en 2022, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, avait matérialisé sa vision de voir son pays fabriquer les batteries et véhicules électriques. Placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie, le CCB est chargé d’identifier des partenariats pour attirer et promouvoir les investissements, l’innovation et la technologie pour la transformation des minerais stratégiques qui entrent dans la fabrication des batteries, mais aussi assurer l’approvisionnement en matière première aux industriels du secteur de la fabrication des batteries électriques.

Une initiative qui s’aligne bien avec le premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028, qui vise entre autres à accroître la participation de la RDC aux chaînes de valeur stratégiques pour une connectivité accrue aux marchés mondiaux en pleine expansion.

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Kisantu : Judith Suminwa lance les travaux des Cliniques universitaires de l’Université Kongo

Kisantu, le 23 février 2026 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a procédé, ce lundi, à la pose de la première pierre des Cliniques universitaires de l’Université Kongo (UK), marquant ainsi le lancement officiel des travaux de ce qui s’annonce comme l’un des plus ambitieux projets hospitalo-universitaires du Kongo Central.

La cérémonie s’est déroulée devant quelques membres du Gouvernement central, les autorités provinciales et une foule en liesse composée de notables de la province, d’étudiants, de chefs traditionnels, de militants politiques, de femmes et mouvements de jeunes, ainsi que d’opérateurs économiques. Kisantu a connu une mobilisation exceptionnelle, témoignant de l’adhésion populaire à ce projet structurant.

Un hommage historique

Ces polycliniques, qui porteront le nom de Judith Suminwa, constituent un hommage à son élévation au rang de première femme Premier Ministre de la République démocratique du Congo, mais aussi première personnalité issue du Kongo Central à accéder à cette haute fonction.

Dans son mot de circonstance, le recteur de l’Université Kongo, le professeur Germain Kuna Maba Mambuku, a salué la disponibilité et l’engagement de la Cheffe du Gouvernement.

« L’acte que vous posez n’est pas seulement une pierre, mais une vision, une ambition, un acte historique pour toute la République. En acceptant que ce site porte votre nom, vous vous inscrivez dans la dynamique des grands esprits. C’est une fierté pour nous et une responsabilité. Vous êtes une descendante de Kimpa Vita », a-t-il déclaré.

Refonder le système de santé

Le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a pour sa part qualifié ce geste d’acte fondateur.

« La pose de la première pierre signifie une refondation. Vous êtes en train de refonder le système de santé dans tout le pays, mais aussi dans ce coin du pays. Vous refondez également l’éducation de nos enfants. Les accidents sur cette route tuent énormément, mais il n’existe pas de lieu de secours d’urgence. L’Université Kongo vient proposer une solution qualitative à tous les accidentés de cette route », a-t-il souligné.

Il a également mis en avant la richesse de la pharmacopée du Kongo Central ; d’où la création d’un grand laboratoire sur le site, susceptible de contribuer à une véritable « liberté pharmaceutique ».

De son côté, le Gouverneur du Kongo Central, Grâce Bilolo, a insisté sur la portée symbolique du projet.

« Ces cliniques méritent bien de porter votre nom. Vous êtes, pour la République et pour notre province, un grand symbole historique et culturel. Une femme à la tête du Gouvernement, pour la première fois, n’est pas un fait anodin », a-t-il affirmé.

Une opportunité pour la jeunesse universitaire

Pour sa part, la ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino estime que cette initiative va sûrement aider la jeunesse universitaire, avenir du pays.

“Désormais, les jeunes étudiants qui choisissent d’entreprendre les études de médecine à l’UK ne seront plus contraints de se rendre aux cliniques universitaires de Kinshasa pour des stages ou des formations pratiques”, s’est-elle exprimée.

Un hôpital universitaire de 3 000 lits

Le projet porté par l’Université Kongo prévoit la construction de polycliniques d’une capacité de 3 000 lits, intégrant l’ensemble des services médicaux nécessaires afin de répondre aux besoins sanitaires de la population, tout en offrant un cadre optimal de formation et de recherche aux étudiants en médecine.

Le coût global est estimé à 6,7 millions USD, auxquels s’ajoutent 2,5 millions USD pour l’acquisition des équipements médicaux. Les travaux du premier module devraient s’étendre sur une période d’un an et six mois.

Au-delà de ces infrastructures, l’Université Kongo envisage la mise en place d’un vaste complexe médical dont la réalisation complète est projetée sur cinq ans, pour un montant estimé à 50 millions USD. Le financement reposera sur un modèle mixte : une e-collecte destinée à mobiliser 40 % des fonds, tandis que 60 % seront ouverts à l’investissement de volontaires appelés à devenir co-propriétaires.

À travers cet ambitieux projet, l’Université Kongo se range ainsi derrière la vision du Président de la République, mise en œuvre par la Première Ministre à travers le Programme d’actions du Gouvernement, qui consiste à assurer plus d’accès aux services de base, en l’occurrence la santé et l’éducation.

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SEM Judith Suminwa à Mbanza-Ngungu : « Les engagements du Chef de l’État seront réalisés… Je mets la pression sur mon Gouvernement »

Mbanza-Ngungu, le 22 février 2026- La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka est arrivée, dans l’après-midi de ce dimanche à Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central. Elle procédera, ce lundi 23 février, à la pose de la première pierre marquant le lancement des travaux de construction des Cliniques universitaires de l’Université Kongo (UK), à Kisantu.

Une mobilisation exceptionnelle un dimanche après les cultes

L’événement, largement annoncé par les médias locaux et nationaux, a provoqué une mobilisation rarement observée dans la ville. En ce dimanche, après les cultes et messes dans les différentes paroisses et communautés religieuses, la population a convergé massivement vers le lieu de rassemblement, transformé pour l’occasion en espace populaire d’expression.

Forces politiques locales, cadres et militants des partis, étudiants de l’Université Kongo et d’autres établissements supérieurs, élèves, professeurs, opérateurs économiques, commerçants, jeunes entrepreneurs, responsables d’associations féminines, femmes commerçantes, mouvements de jeunesse… tous ont tenu à marquer leur présence.

Plusieurs commerces de la ville ont tourné au ralenti, certains n’ayant presque pas ouvert leurs portes, tant l’attention était focalisée sur l’arrivée de la Cheffe du Gouvernement.

Un message d’engagement et de fermeté

Devant cette foule compacte, Judith Suminwa a tenu à saluer cette mobilisation spontanée et à rappeler le sens de sa visite.

« Je suis contente de votre mobilisation pour m’accueillir au Kongo Central. Je suis venue réaliser ma promesse faite l’autre fois pour la pose de la première pierre lançant les travaux des cliniques universitaires de l’Université Kongo. Je tiens à remercier le comité de gestion de cette université pour cet ouvrage qui va permettre aux étudiants d’apprendre dans les meilleures conditions. Les engagements du Chef de l’État seront réalisés. Je mets la pression sur mon Gouvernement… », a-t-elle déclaré.

Avant d’ajouter : « Je sais qu’il y a beaucoup de problèmes à régler. Nous avons débuté les travaux de construction de la route de Nkamba, dite “Route de la passion”. »

Le complexe hospitalier, baptisé en son nom, constitue un hommage à son élévation au rang de première femme Premier Ministre de la République démocratique du Congo et première personnalité issue du Kongo Central à accéder à cette fonction.

Un hôpital universitaire de 3 000 lits

Le projet porté par l’Université Kongo prévoit la construction d’une polycliniques d’une capacité de 3 000 lits, intégrant l’ensemble des services médicaux nécessaires afin de répondre aux besoins sanitaires de la population, tout en offrant un cadre optimal de formation et de recherche aux étudiants en médecine.

Le coût global des cliniques universitaires est estimé à 6,7 millions USD, auxquels s’ajoutent 2,5 millions USD pour l’acquisition des équipements médicaux. Les travaux du premier module devraient durer un an et six mois.

Au-delà de ces cliniques, l’Université envisage un vaste complexe médical dont la réalisation complète est projetée sur cinq ans, pour un montant estimé à 50 millions USD. Une e-collecte permettra de mobiliser 40 % des fonds, tandis que 60 % seront ouverts à l’investissement de volontaires appelés à devenir co-propriétaires du projet.

Cap sur la pose de la première pierre

Si l’accueil populaire de ce dimanche a donné le ton, le moment décisif reste attendu ce lundi 23 février : la pose officielle de la première pierre des Cliniques universitaires de l’Université Kongo, à Kisantu.

Ce geste symbolique marquera le lancement effectif d’un projet structurant pour la formation médicale, la recherche scientifique et l’amélioration de l’offre de soins dans le Kongo Central et au-delà, qui s’aligne bien avec le quatrième pilier du Programme d’actions du Gouvernement qui promeut l’accès à des meilleures formations et aux soins de santé de qualité à travers le territoire national.

CELCOM PRIMATURE

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Droits humains : “17 015 cas de violation recensés à Goma et Bukavu : Nous agirons pour que justice soit faite” (PM Judith Suminwa)

Kinshasa, le 21 février 2026 – Le Gouvernement Suminwa est déterminé à éclairer le monde sur les affres commis dans l’Est du pays contre le peuple congolais afin de mettre fin à l’impunité. Forte de cet engagement, la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé ce samedi la cérémonie de clôture de l’atelier et de publication du rapport sur la situation des droits humains à Goma, dans la province du Nord-Kivu, et à Bukavu, au Sud-Kivu. Cet événement, organisé par le Ministère des Droits Humains au centre catholique Nganda, dans la commune de Kintambo, a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement, des défenseurs des droits de l’homme, des membres de la société civile plurielle ainsi que plusieurs autres personnalités du pays.

Des experts de différents ministères, de la société civile et d’ONG de défense des droits de l’homme ont concouru à la rédaction de ce rapport présenté à la Première Ministre. Ce document énumère, preuves à l’appui, les atrocités inhumaines perpétrées à Goma par le M23/AFC, supplétifs du Rwanda.

Plus de 17 000 cas de violation des droits de l’homme au Nord-Kivu et au Sud-Kivu

Durant dix jours, les experts ont recoupé et analysé les informations concernant les atrocités commises sur de paisibles citoyens : violences faites aux femmes, destruction d’infrastructures sociales et déplacements internes massifs. Au moins 17 015 cas d’atteinte à la vie et à l’intégrité physique ont été renseignés, dont 15 769 cas d’atteinte à la vie, 829 cas d’enlèvement et 417 cas de torture et autres traitements inhumains. Ces violences sont à l’origine de déplacements forcés. À ce jour, l’on compte environ 7,4 millions de déplacés internes et externes.

La société civile contre toute démarche politique disculpant les auteurs de crimes dans l’Est

Jonas Tshombela, représentant de la société civile, a rendu hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu’au Gouvernement central pour leur engagement institutionnel en faveur de la vérité, de la justice et de la paix.

Il a souligné que pour le dossier “Est de la RDC”, tout dialogue ou toute initiative diplomatique future ne peut ignorer la souffrance accumulée depuis des décennies par les populations. « La paix durable ne peut se bâtir sur l’oubli des victimes ni sur le silence face aux crimes », a-t-il affirmé.

La documentation des cas de violation des droits de l’homme se poursuit à la CNDH

Porté par la même flamme, le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), Paul Nsapu, a souligné que les violations documentées- assassinats, meurtres, violences sexuelles, enlèvements, arrestations arbitraires, actes de torture, fosses communes, pillages, destructions de biens publics et privés, écoles- traduisent des vies brisées et une atteinte profonde à la dignité du peuple congolais.

« La CNDH réaffirme avec force son engagement constitutionnel et légal à recevoir les plaintes, mener les enquêtes, établir les faits, porter la voix des victimes, documenter les violations des droits de l’homme et contribuer activement à la lutte contre l’impunité, tant au niveau national, régional qu’international », a-t-il déclaré.

Avant de remettre le rapport final à la Cheffe du Gouvernement, le Ministre des Droits Humains, Samuel Mbemba, a présenté les recommandations formulées par les experts à l’intention de l’Exécutif central et de la communauté internationale. Ils proposent au Gouvernement, entre autres, de mener un plaidoyer aux Nations Unies pour la création d’un Tribunal Pénal International pour les crimes commis en RDC ; veiller à ce que les auteurs et complices des violations des droits humains ne soient pas intégrés dans les institutions de la République sans avoir préalablement rendu compte de leurs actes devant la justice ; poursuivre les efforts de renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité pour la protection de l’intégrité et de l’indépendance de la RDC ; renforcer les juridictions militaires et civiles en augmentant le nombre de magistrats et en renforçant leurs capacités par des formations sur le droit international humanitaire; – et accélérer la mise en place effective des mécanismes de justice transitionnelle.

Le Ministre Mbemba a rendu un hommage mérité au Chef de l’État pour la dextérité avec laquelle il traite ce dossier, ainsi qu’à la Première Ministre pour la ténacité et l’efficacité dont elle fait preuve dans l’exécution de la vision présidentielle.

Nous agirons pour que justice soit faite

Dans son allocution, la Cheffe du Gouvernement a déclaré que le rapport présenté sur les violations à Goma et Bukavu est crédible, solide et prêt à être porté devant la communauté internationale. Loin d’être un énième rapport, il s’agit d’un document stratégique pour dire non à l’impunité.

« Mon Gouvernement s’engage solennellement à porter ces recommandations au plus haut niveau. Nous agirons pour que justice soit faite. Ce rapport sera le fer de lance de notre plaidoyer pour la reconnaissance du génocide congolais et pour que les responsables — le Rwanda et ses supplétifs — répondent enfin de leurs actes », a affirmé la Première Ministre devant l’assistance.

Ce rapport doit résonner partout où la justice est attendue

Elle a également remercié le Chef de l’État, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO qui œuvre sans relâche pour que les droits humains ne soient plus un mirage, mais une réalité tangible pour chaque Congolais.

Dans sa conclusion, la Cheffe du Gouvernement a appelé tous les Congolais à la mobilisation générale : « Faisons en sorte que ce rapport résonne partout où la justice est attendue », avant de saluer la bravoure des experts, des défenseurs des droits de l’homme et de la société civile qui refusent l’impunité, souvent au péril de leur vie.

Il faut rappeler qu’à son deuxième pilier, le Programme d’actions du Gouvernement (PAG) insiste sur la mise en œuvre de tous les mécanismes de la justice transitionnelle, tout en considérant qu’il n’y a pas de paix sans justice.

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RDC : Judith Suminwa à l’écoute des élus de Lomami sur l’enclavement de la province

Kinshasa, le 21 février 2026 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a accordé, jeudi dernier, une audience au caucus des députés nationaux de Lomami. Conduite par son président, Augustin Mulumba Kanza, la délégation est venue porter la voix d’une province qui se dit « totalement enclavée » et en quête d’un accompagnement accru du Gouvernement central.

Une province coupée de ses propres territoires

À l’issue des échanges, le président du caucus n’a pas mâché ses mots. La Lomami, selon lui, cumule les retards structurels depuis son avènement à la suite du démembrement des provinces du pays.

« Nous sommes une province totalement enclavée. Il fallait aujourd’hui rencontrer la Première Ministre pour lui faire part de nos problèmes », a déclaré Augustin Mulumba Kanza.

Dans son plaidoyer, l’élu a décrit une province aux infrastructures quasi inexistantes : cinq territoires difficiles d’accès, aucune route asphaltée, des ravins béants et un chef-lieu accessible uniquement après une traversée par bac. Une réalité qui freine la circulation des personnes et des biens, limite l’accès aux services sociaux de base et handicape l’activité économique.

Les séquelles du démembrement

Au-delà de l’enclavement, les députés ont évoqué les conséquences patrimoniales du découpage administratif. Selon eux, l’essentiel des infrastructures et des actifs publics serait resté dans l’ancienne province du Kasaï Oriental, laissant la Lomami dans une situation de précarité.

« Tous les patrimoines sont restés dans la province du Kasaï Oriental. Nous sommes venus rappeler à la Première Ministre la quintessence de soutenir notre province », a insisté le président du caucus.

Les élus plaident par ailleurs pour un appui structurant de l’Exécutif national, notamment dans la construction des routes, la réhabilitation des axes prioritaires et le renforcement des capacités administratives.

Une écoute attentive de la Cheffe du Gouvernement

D’après la délégation, la Cheffe du Gouvernement a prêté une « oreille très attentive » aux doléances exprimées et aurait répondu favorablement aux préoccupations soulevées.

Cette audience traduit néanmoins la volonté affichée par la Première Ministre de maintenir un dialogue direct avec les représentants du peuple, dans un contexte où les provinces issues du démembrement attendent encore les dividendes concrets de la décentralisation.

En effet, assurer plus d’accès aux services de base afin d’éliminer progressivement les disparités géographiques entre provinces fait partie des engagements du deuxième quinquennat du Président de la République, transformé en un pilier majeur du Programme d’actions du Gouvernement Suminwa.

Cette rencontre avec le caucus des élus de Lomami n’est pas la première du genre. La Première Ministre qui promeut une gouvernance inclusive, plaçant le dialogue comme l’un des principes directeurs de son action, tient à rencontrer les représentants de toutes provinces en vue de trouver ensemble des solutions aux problèmes existentiels et structurels.

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RDC : Judith Suminwa attentive au cri d’alarme de l’évêque de Kisantu sur le délabrement de la RN16 et la détresse sociale

La Première Ministre Judith Suminwa a reçu, ce jeudi 19 février 2026, l’évêque de Kisantu, Mgr. Chrispin Kimbeni, pour un échange centré sur la situation sociale de la population de Kisantu et l’état de délabrement avancé de la Route nationale numéro 16.

À l’issue de l’audience, le prélat a confié qu’il s’agissait de sa toute première rencontre avec la Cheffe du Gouvernement. « Comme évêque de Kisantu, je pensais qu’il fallait référer la situation de la population et de la contrée où est situé le diocèse de Kisantu », a-t-il déclaré. Les discussions ont porté sur la situation sociale de l’ancien district de la Lukaya ainsi que sur les difficultés auxquelles l’Église est confrontée dans l’accomplissement de sa mission pastorale et sociale.

La RN16, artère vitale à l’agonie

Au cœur des préoccupations soulevées figure la dégradation alarmante de la Route nationale 16. Selon Mgr Kimbeni, cette voie est « pratiquement impraticable », avec des conséquences directes sur la vie économique locale. Conséquence de cette dégradation: l’impossibilité d’évacuer les produits agricoles vers les grands centres de consommation qui décourage progressivement les paysans.

« Au fil des années, la population ne s’évertue plus à travailler les champs », a-t-il regretté, soulignant que la braise (charbon de bois) demeure aujourd’hui le principal produit exporté de la zone, en raison de sa résistance à la détérioration. Une situation qui, selon lui, encourage la déforestation et compromet les perspectives de développement durable.

Une économie locale fragilisée

L’évêque de Kisantu a également attiré l’attention de la Première Ministre sur l’état des routes de desserte agricole, elles aussi, en mauvais état. L’absence d’infrastructures routières fonctionnelles freine la relance des cultures vivrières et accentue la précarité des ménages dans l’ancien district de la Lukaya.

« On ne peut pas promouvoir le développement d’un peuple en déboisant d’abord pour faire de la braise », a-t-il insisté, appelant à des solutions structurelles pour redynamiser l’agriculture et préserver l’environnement.

Face à ces doléances, la Première Ministre a manifesté une réelle volonté politique d’apporter des réponses concrètes aux problèmes de cette circonscription. Cette rencontre pourrait ainsi ouvrir la voie à une prise en charge plus soutenue des infrastructures routières et à un accompagnement accru des communautés locales.

Pour les habitants de Kisantu et de l’ancien district de la Lukaya, l’espoir repose désormais sur la traduction rapide de ces échanges en actions visibles sur le terrain.

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