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RDC : RENFORCEMENT DE L’ASSISTANCE HUMANITAIRE, LA PREMIÈRE MINISTRE S’ASSURE DE L’ENGAGEMENT CONTINU DE L’UE

Kinshasa 26 janvier 2026- La Première Ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a reçu, ce lundi, en son cabinet de travail, une délégation de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, conduite par son Représentant spécial, Johan Borgstam. Autour de la table, on note la présence de plusieurs membres du Gouvernement, en l’occurrence le Vice-premier Ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, le Ministre de la Pêche et Élevage, assurant l’intérim du Ministre de l’Intégration régionale, la Vice-ministre des Affaires étrangères ainsi que le Vice-ministre des Affaires coutumières.

Au centre des échanges, le renforcement de l’assistance humanitaire dans l’Est de la RDC ainsi que l’engagement continu de l’Union européenne en faveur du pays, dans un contexte marqué par des défis humanitaires persistants.

« Nous avons échangé avec Madame la Première Ministre sur l’engagement continu de l’Union européenne pour la RDC, notamment dans le domaine de l’assistance humanitaire. L’Union européenne est l’un des plus grands partenaires humanitaires dans la région des Grands Lacs. Cette rencontre m’a permis de mieux comprendre les préoccupations de la Cheffe du Gouvernement », a assuré le diplomate européen.

Des préoccupations qui devraient être prises en compte lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères qui se tiendra à la fin du mois de janvier. Une information que le diplomate congolais est venue partager avec la Cheffe du Gouvernement.

« Cet engagement s’inscrit également dans la préparation d’une réunion prévue à Bruxelles le 29 janvier, avec les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, au cours de laquelle la situation dans la région des Grands Lacs figurera à l’ordre du jour », a ajouté Johan Borgstam.

La Première Ministre a, pour sa part, salué la qualité de cette coopération et a plaidé pour le renforcement du partenariat entre la République Démocratique du Congo et l’Union européenne, au bénéfice du peuple congolais, et tout particulièrement dans la recherche de la paix.

Par ailleurs, l’appui de l’Union européenne en faveur des réfugiés congolais dans la région a été évoqué. L’UE finance et soutient notamment l’assistance humanitaire aux réfugiés congolais au Burundi, principalement dans les camps de déplacés.

« J’ai également visité des camps de réfugiés congolais au Burundi. L’Union européenne est aujourd’hui l’un des plus grands partenaires humanitaires, notamment à travers le financement d’organisations telles que le HCR, le PAM et d’autres », a souligné le Représentant spécial de l’UE pour la région des Grands lacs.

Pour la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, la protection des Congolais demeure la priorité des priorités, conformément au deuxième pilier du Programme d’actions de son Gouvernement. Une position qu’elle a réaffirmé au cours de cette rencontre qui s’inscrit dans la dynamique du renforcement de la coopération avec l’UE en vue de renforcer la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs.

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13ᵉ Conférence des gouverneurs : La Primature évalue l’état des préparatifs infrastructurels au Kwilu

Kinshasa, Mercredi 21 janvier 2025 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, suit de près le niveau d’avancement des préparatifs infrastructurels nécessaires à l’organisation de la 13ᵉ session de la Conférence des gouverneurs de province, et de l’itinérance du Chef de l’État, prévue dans la province du Kwilu, autour du thème : « Transformation du secteur agricole, pastoral et halieutique : développement rural et connexion aux marchés urbains ».

Convoquée par ordonnance présidentielle du 8 novembre 2025, cette session a été reportée à une date ultérieure par le Chef de l’État. Mais sur le terrain, il n’y a pas de répit pour les services commis aux préparatifs de cette grande rencontre.

Sur instruction de la Cheffe du Gouvernement, une séance de travail s’est tenue à la Primature, ce mercredi 21 janvier 2025, autour de la réhabilitation des aéroports de Bandundu-Ville et de Kikwit, en prélude à l’organisation de cette importante activité nationale. La réunion a été dirigée par Gérard Kanyiki, Directeur de cabinet adjoint de la Première ministre. Elle a porté essentiellement sur l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de la piste et du tarmac de ces deux aéroports, en attendant la nouvelle date de la Conférence, qui sera fixée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Travaux de voirie et infrastructures aéroportuaires

La mission du Secrétariat permanent de la Conférence des gouverneurs, appuyée par le Conseil national de sécurité, dépêchée sur le terrain, a relevé plusieurs constats.

Les travaux de voirie urbaine évoluent normalement. À ce jour, deux grandes avenues de la ville de Bandundu ont déjà été bétonnées, contribuant à l’amélioration de la mobilité urbaine.

En revanche, les travaux de réhabilitation de la piste et du tarmac de l’aéroport de Bandundu sont actuellement suspendus. Cette situation résulte de la résiliation du contrat entre l’Office des Routes et la Régie des Voies Aériennes (RVA) ; l’Office des Routes n’ayant pas démontré une capacité technique et financière suffisante pour achever les travaux dans les délais requis.

Le marché a été confié à la société SAFRIMEX, tandis que les études de faisabilité se poursuivent sous la coordination de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT). D’où la nécessité d’accélérer le processus afin de permettre l’exécution rapide de ces travaux indispensables, notamment pour l’atterrissage de l’avion présidentiel et d’autres aéronefs à Bandundu-Ville dans des conditions optimales.

« Nous avons constaté un ralentissement des travaux de réhabilitation de l’aéroport de Bandundu. Il était important d’exiger des comptes aux entreprises publiques concernées. Les études ont été réalisées. Il appartient désormais au Gouvernement d’appuyer la société SAFRIMEX, chargée d’exécuter ces travaux. Leur achèvement permettra à Bandundu-Ville et à Kikwit de disposer d’aéroports dignes, favorisant le développement du trafic aérien et des échanges avec les autres villes du pays », a déclaré Jean-Rigobert Tshimanga, Secrétaire permanent de la Conférence des gouverneurs de province.

Le Kwilu se prépare à la grand-messe

Dans la province du Kwilu, les travaux d’identification des maisons de particuliers et des hôtels destinés à l’hébergement des conférenciers se poursuivent sur le terrain, afin de garantir des conditions d’accueil acceptables.

« De grandes résolutions ont été prises. Nous avons opté pour l’accélération des travaux de l’aéroport de Bandundu-Ville afin que, à la prochaine date fixée, le Chef de l’État et les autres invités puissent atterrir dans de bonnes conditions. La population du Kwilu est très motivée et n’attend que la confirmation de la date pour accueillir la 13ᵉ Conférence des gouverneurs », a déclaré Espoir Masamanki, Vice-gouverneur du Kwilu.

Au-delà de l’organisation de la Conférence, le Gouvernement entend pérenniser les investissements réalisés, afin qu’ils profitent durablement à la population locale.

Notons que le Directeur de cabinet du Vice-premier Ministre en charge de Transport, Voies de communication et Désenclavement ; le Secrétaire permanent de la Conférence des gouverneurs de province ; le Directeur général de l’ACGT ainsi que le Directeur général de SAFRIMEX, entre autres, ont pris une part active à cette réunion.

Un cadre constitutionnel et légal

La Conférence des gouverneurs de province est instituée par l’article 200 de la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée à ce jour. Des dispositions complémentaires précisent les rôles respectifs du pouvoir central et des provinces, ainsi que leurs compétences exclusives et concurrentes.

Par ailleurs, la loi organique n° 08/015 du 7 octobre 2008 définit les modalités d’organisation et de fonctionnement de la Conférence des gouverneurs. Cette instance a pour mission de formuler des avis et des recommandations sur les politiques publiques et la législation nationale, tout en contribuant au renforcement de l’unité, de la paix et de la solidarité nationale, ainsi qu’à l’harmonie entre les provinces et le pouvoir central.

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Uvira : la Première Ministre convoque une réunion d’urgence pour coordonner la réponse humanitaire, sécuritaire et judiciaire

Kinshasa, lundi 19 janvier 2026 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, à l’immeuble du Gouvernement, une réunion stratégique de haut niveau consacrée à l’évolution de la situation humanitaire, sécuritaire et institutionnelle dans la ville d’Uvira, province du Sud-Kivu, après les atrocités y perpétrées par l’armée rwandaise et ses alliés de l’AFC-M23.

Alors que la journée a été déclarée chômée, la Cheffe du Gouvernement a tenu à réunir en urgence les principales parties prenantes de l’État, traduisant ainsi la primauté des impératifs nationaux et la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée à la crise.

Étaient présents à cette rencontre le Vice-premier Ministre en charge de la Défense nationale, le Ministre de la Formation Professionnelle assurant l’intérim du Ministre de la Justice, le Ministre des Finances, le Ministre de la Communication et Médias, le Ministre délégué près le Ministre des Affaires étrangères en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise ainsi que le Vice-ministre des Affaires coutumières, représentant le Vice-premier Ministre en charge de l’Intérieur.

Outre les membres du Gouvernement, la réunion a également connu la présence des experts de plusieurs ministères concernés et de services spécialisés de l’État, notamment la Direction générale de migration (DGM), les services de sécurité et les experts humanitaires.

Selon le Ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, cette rencontre constitue la première d’une longue série destinée à faire le point sur les actions à mener à court et moyen termes sous la coordination directe de la Première Ministre.

Une restauration progressive de l’autorité de l’État

Les échanges ont porté en priorité sur la situation humanitaire et sécuritaire à Uvira. Le Gouvernement a insisté sur le fait qu’il ne suffit pas d’annoncer un retrait, mais qu’il est impératif de s’assurer de la réinstallation effective et progressive de tous les services de l’État, la ville demeurant encore infiltrée.

« Il ne suffit pas de dire qu’ils se retirent. Il faut s’assurer que les services de l’État sont pleinement réinstallés », a rappelé Patrick Muyaya.
Il a précisé que cette réinstallation ne peut intervenir qu’après l’établissement d’un périmètre de sécurité solide par les FARDC et la sécurisation de la ville par la PNC, y compris dans les zones périphériques d’Uvira.

Le porte-parole du Gouvernement a ajouté que le retour du Gouverneur et des autorités provinciales interviendra dès que les conditions sécuritaires seront réunies, afin de garantir une restauration durable de l’autorité de l’État.

Humanitaire : plus de 267 mille personnes réfugiées dans les pays voisins

La situation humanitaire a occupé une place centrale dans les discussions. Sur un total d’environ 300 000 personnes ayant été forcées de quitter leurs foyers, l’on dénombre 267 000 réfugiés congolais entre le Burundi et la Tanzanie. Ils sont répartis dans sept camps, dont deux camps de transit. Sur les nouveaux arrivants, il y a 67 000 réfugiés, dont 30 000 enfants parmi lesquels 12 000 non accompagnés.

La présence de la DGM, des ministères de l’Intérieur et des Affaires sociales visait à préparer les conditions concrètes de ce retour, notamment la réhabilitation rapide des services frontaliers et l’évaluation de l’état des habitations, plusieurs ayant été détruites ou occupées.

Le Gouvernement a souligné qu’aucun retour massif ne sera autorisé sans évaluations préalables, afin d’éviter de nouvelles vulnérabilités pour les populations concernées.

Justice, cohésion sociale et lutte contre l’impunité

Sous l’impulsion de la Première Ministre, la réunion a également abordé la question de la justice et de la lutte contre l’impunité. Des crimes graves commis à Uvira devront faire l’objet de sanctions judiciaires, afin d’empêcher la répétition de violences similaires dans le futur.

Le Gouvernement a par ailleurs salué le patriotisme des communautés locales, qui ont refusé toute tentative d’instrumentalisation et appelé à la préservation de la cohésion sociale. Un message clair a été réitéré : éviter toute stigmatisation communautaire et fermer toute brèche pouvant être exploitée par l’ennemi.

Cette réunion marque le point de départ d’une dynamique gouvernementale structurée, articulée autour d’actions humanitaires, sécuritaires, et judiciaires, visant à restaurer durablement l’autorité de l’État à Uvira, protéger les civils et garantir un retour progressif à la stabilité.

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Application du SMIG à 21 500 FC, Judith Suminwa ne recule pas et encourage la tenue du CNT pour maintenir le dialogue social entre les parties

Kinshasa, 15 janvier 2026 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé jeudi soir, à la Primature, une séance de travail consacrée au suivi de l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), réajusté à 14 500 FC et appelé à passer à 21 500 FC en janvier 2026, conformément au décret qu’elle a signé le 30 mai 2025.

Six mois après le décret : état des lieux sans complaisance

Cette réunion s’inscrivait dans le cadre du suivi pour l’application harmonieuse du SMIG, six mois après la prise du décret. Autour de la table, le Gouvernement, avec la Première Ministre, le Vice-Premier Ministre de l’Économie nationale, le Ministre de l’Emploi et du Travail, la Ministre du Portefeuille ainsi que le Ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement ; les partenaires sociaux, notamment l’Intersyndicale nationale (composée de 12 corporations) et le patronat.

À l’ordre du jour figuraient l’état des lieux du réajustement du SMIG et les perspectives pour la consolidation du dialogue entre partenaires sociaux.

Fermeté face aux réticences du patronat

Au cours des échanges, certains représentants des employeurs ont évoqué leur incapacité à appliquer, dès à présent, le SMIG projeté à 21 500 FC. Une position à laquelle la Première Ministre a opposé une fermeté sans équivoque, réaffirmant qu’il n’y aura plus de recul sur un acquis social jugé fondamental.

Cette posture a été saluée par les représentants des travailleurs, qui estiment que Judith Suminwa Tuluka est entrée dans l’histoire sociale du pays pour avoir porté une augmentation historique du SMIG, sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Une réforme historique du pouvoir d’achat

En effet, depuis 2007, le SMIG était resté figé à 7 075 FC, un montant devenu largement dérisoire face au coût de la vie. Le Gouvernement Suminwa l’a porté à 14 500 FC, avec une projection claire à 21 500 FC dès janvier 2026, traduisant la volonté de réhabiliter le travailleur congolais et de renforcer son pouvoir d’achat.

Cette réforme s’inscrit pleinement dans le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024–2028, notamment dans son premier pilier relatif à la création d’emplois décents et à la protection du pouvoir d’achat des ménages, ainsi que dans le principe directeur faisant du dialogue social un instrument clé de cohésion nationale.

Le dialogue social, l’un des traits caractéristiques de la méthode Suminwa

Pour aplanir les divergences persistantes entre le patronat et les travailleurs, la Première Ministre a encouragé la tenue, dans les tout prochains jours, de la réunion du Conseil national du travail (CNT), cadre légal et permanent du dialogue social en République démocratique du Congo. « La Première Ministre a voulu s’assurer, six mois après la signature de son décret, de la compréhension commune et de l’effectivité de son application. Il y a des divergences, mais il est prévu que les partenaires se retrouvent autour du Ministre du Travail au sein du Conseil national du travail, afin de préserver la paix sociale dans les secteurs public et privé », a déclaré le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

Un mécanisme de suivi renforcé

De son côté, le Ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a rappelé l’existence d’un dispositif légal de suivi. « La loi prévoit une commission de suivi du SMIG. Elle a travaillé et, au bout de six mois, comme aujourd’hui, elle renvoie ses conclusions vers une instance plus large, le Conseil national du travail, qui sera convoqué pour examiner ce qui marche, ce qui ne marche pas et les ajustements nécessaires », a-t-il affirmé.

Les travailleurs saluent l’engagement du Gouvernement

Pour les travailleurs, la ligne du Gouvernement est claire. Le président de l’Intersyndicale nationale de l’administration publique, Fidèle Kiyangi, a salué l’engagement personnel de la Cheffe du Gouvernement.
« Nous avons dit à Son Excellence Madame la Première Ministre que le SMIG de 21 500 FC ne changera pas et que celui de 14 500 FC ne sera pas remis en cause. Elle nous a rassurés de son soutien et de sa détermination à faire appliquer son décret. Nous irons au CNT pour réaffirmer la volonté des travailleurs », a-t-il déclaré avant d’ajouté que les travailleurs « manquent les mains pour applaudir le Président de la République et la Première Ministre » pour avoir soutenu un SMIG « à visage humain, respectueux du panier de la ménagère ».

En privilégiant la fermeté sur les principes et le dialogue sur la méthode, Judith Suminwa Tuluka confirme une gouvernance sociale alignée sur le PAG 2024–2028, qui fait de la dignité du travailleur, du pouvoir d’achat et du dialogue social permanent des leviers essentiels de stabilité et de prospérité partagée en RDC. Ladite réunion du CNT portera essentiellement sur trois points, à savoir : les discussions sur la tension de 1 à 10 concernant l’application du SMIG, l’option à lever sur le SMAG ( salaire minimum pour le secteur agricole) et les échanges sur les jours fériés.

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Restauration de l’image de la diplomatie : La Première Ministre honore la représentation du pays à Abu Dhabi

En marge de sa participation au sommet sur le développement durable à Abu Dhabi, la Première Ministre a visité le nouveau siège de la représentation diplomatique de la RDC aux Emirats arabes unis. Quelques mois seulement après son dernier passage, la Cheffe du Gouvernement qui avait promis, au nom du Président de la République, de doter cette représentation d’un siège digne de la grandeur du pays, est allée palper du doigt la réalisation de cet engagement.

Une nouvelle ère diplomatique centrée sur l’image de marque du pays

Dans cet imposant bâtiment situé dans un quartier diplomatique, sur Mahra Mohamed Al Zaabi Street, tout est fait pour réhabiliter l’image de marque de la RDC, coeur de l’Afrique. La Première Ministre, qui fait de la revitalisation de la diplomatie l’un des axes stratégiques du Programme de son Gouvernement, entend bien voir cet élan se poursuivre.

”En moins d’un an nous avons pu concrétiser la promesse qui avait été faite, à travers le ministère des Affaires étrangères, de pouvoir doter notre représentation ici à Abu Dhabi d’une ambassade digne de représenter la République Démocratique du Congo tel qu’on le veut, tel qu’on se projette dans le futur. Ce voeu a enfin été réalisé”, a affirmé la Cheffe du Gouvernement.

Renforcer les capacités des diplomates pour mieux défendre le pays

Bien au-delà de la qualité des infrastructures, la Première Ministre tient au renforcement des capacités des diplomates congolais. Pour Judith Suminwa, l’homme demeure la principale ressource à promouvoir dans la défense des intérêts du pays.

”Il y a d’autres engagements qui attendent pour donner à nos diplomates tous les éléments de renforcement des capacités. Je pense qu’avec la dynamique qu’il y a aujourd’hui en République Démocratique du Congo, nous devons donner les moyens à nos ambassades de pouvoir nous représenter, de pouvoir faire la promotion des investissements dans notre pays”, a confié la Cheffe du Gouvernement.

Il faut noter que l’ambassade de la RDC auprès des Émirats arabes unis compte huit diplomates et quatre employés locaux, qui ont également eu des moments d’échange avec la Première Ministre.

Une fierté pour la diplomatie congolaise

Pour sa part, Marie Ndjeka Opombo, Ambassadrice de la RDC auprès des Émirats arabes unis, se félicite de cette intervention quasi rapide du Gouvernement congolais.

“Nous sommes encouragés, c’est un geste qui nous pousse à aller de l’avant. Nous avions exprimé notre désir d’acquérir un endroit beaucoup plus représentatif de la grandeur de notre pays. C’est un encouragement à produire plus. C’est une fierté pour nous”, a-t-elle déclaré.

Il faut rappeler que dans le deuxième pilier de son Programme d’actions, le Gouvernement Suminwa s’est engagé en faveur d’une diplomatie agissante, à travers notamment la valorisation de la position géostratégique du pays et la restauration de l’image de sa diplomatie. Outre les engagements financiers au sein des organisations internationales que le Gouvernement honore progressivement, cela passe aussi par l’équipement des missions diplomatiques et le renforcement des capacités des diplomates congolais en vue de renforcer leurs compétences et leur présence au niveau international.

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Transition énergétique : Du statut de simple fournisseur de ressources à celui d’acteur industriel, la RDC s’engage à passer le cap

Abu Dhabi, le 14 janvier 2026 – Deuxième jour de la semaine du développement durable dans la capitale émiratie, la Première Ministre Judith Suminwa a pris une part active au segment de haut niveau du Forum Global South Utilities GSU) axé sur les pays du Sud. La Cheffe du Gouvernement a fait un discours-plaidoyer pour la reconnaissance du rôle quasi indispensable des pays du Sud, et plus particulièrement de la RDC en tant que pays solution dans la transition énergétique.

Rien sans les pays du Sud

Devant les décideurs politiques du monde, les développeurs, les financiers et acheteurs d’énergie, la Cheffe du Gouvernement congolais n’y est pas allée par le dos de la cuillère.
”Dans le Sud global, l’Afrique reste le continent le plus touché par le déficit d’accès à l’électricité. Sur près de 600 millions de personnes privées d’électricité dans le monde, plus de 83℅ vivent en Afrique, alors même que le continent dispose du plus grand potentiel mondial en énergies renouvelables “, a-t-elle dénoncé estimant que l’écart demeure préoccupant entre potentiel et investissements. Et pourtant, c’est bien clair pour Judith Suminwa que la transition énergétique mondiale se gagnera ou se perdra dans le Sud global. Une vision partagée par les autres dirigeants africains présents, notamment Michael Randrianirina, Président de Madagascar et Lucia Witbooi, Vice-présidente de la Namibie.

Des solutions propres fondées sur des partenariats réalistes et équilibrés

La Première Ministre a salué la tenue de ce forum qui permet de trouver des solutions à la problématique, mais pour elle le Sud global doit porter ses propres solutions, fondées sur des partenariats réalistes et équilibrés. Et la République Démocratique est prête à assumer son leadership en la matière.

“Mon pays concentre, à lui seul, plus de la moitié du potentiel africain en énergies renouvelables”, a souligné la Première Ministre.

C’est un potentiel impressionnant que Judith Suminwa a présenté au monde à travers ce forum : plus de 100 000 mégawatts de potentiel hydroélectrique, avec entre autres le site d’Inga qui a une capacité globale de 44 000 mégawatts ; mais aussi un fort potentiel solaire, éolien et en biomasse, avec plus de 8000 sites de mini-réseaux solaires.

Passer du statut de simple fournisseur de ressources à celui d’acteur industriel

Outre ces ressources, la RDC dispose de minerais critiques, comme le cobalt, le cuivre et le lithium, indispensables à la production des batteries électriques et à la solution de la transition énergétique ; ce qui prédispose le pays à jouer un rôle stratégique dans la chaîne de valeur mondiale. Pour la Première Ministre, son pays ne veut pas se contenter d’être un simple pourvoyeur de ressources.

“Notre ambition est claire : passer du statut de simple fournisseur de ressources à celui d’acteur industriel de cette transition énergétique à l’échelle mondiale”, a-t-elle prévenu, mettant en exergue les efforts déployés par le pays dans la mise en place des mesures incitatives grâce au Code des investissements.

La paix dans l’Est, un enjeu collectif pour le succès des engagements climatiques

Avec la libéralisation du secteur de l’électricité en RDC, Judith Suminwa salue l’intensification en cours des investissements privés, notamment dans le solaire photovoltaïque, grâce aux incitations et aux efforts du Gouvernement, à travers entre autres la mise en place du Fonds Mwinda, destiné à faciliter l’électrification des zones rurales et périurbaines. Aussi appelle-t-elle les partenaires et investisseurs de différents horizons à leur emboîter le pas pour des partenariats mutuellement bénéfiques.

Consciente que la guerre dans la partie Est de son pays freine ces différents efforts gouvernementaux, guidés par les engagements majeurs du Président Félix Tshisekedi, la Première Ministre Judith Suminwa a invité le forum à considérer que la consolidation de la paix en RDC est non seulement une priorité pour sa nation, mais aussi un enjeu collectif pour le succès des engagements climatiques et énergétiques du Sud global.

Fidèle à sa posture de défenseure des jeunes, la Première Ministre qui en appelle au pragmatisme pour relever le défi de l’innovation technologique et de l’accélération de la transformation énergétique, estime que tout cela doit reposer sur une jeunesse formée, équipée et intégrée, couplant ainsi les objectifs du premier et du sixième pilier du Programme d’actions de son Gouvernement.

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Développement durable et équilibré : Judith Suminwa aux Emirats pour passer de l’ambition à l’action

Abu Dhabi, le 13 janvier 2026 – La Première Ministre de la République Démocratique du Congo est en mission officielle dans la capitale émiratie. La Cheffe du Gouvernement y représente le Président de la République au sommet d’Abu Dhabi Sustainability Week (ADSW), qui a ouvert ses portes ce mardi, au Centre national des expositions d’Abu Dhabi (ADNEC), en présence de plus de 3.500 participants venus de plus de 170 pays. Autour du thème “Le carrefour de l’avenir : tous les systèmes en marche”, cette rencontre vise à mettre en lumière la convergence des énergies propres, de l’intelligence artificielle, du financement climatique et de la croissance inclusive.

Des engagements aux changements

Plusieurs Chefs d’État et de Gouvernement du monde ont fait le déplacement de la capitale des Émirats arabes unis pour prendre part à ces assises sur l’avenir de la planète. On signale également un nombre impressionnant de chefs d’entreprise, d’innovateurs, de grands industriels, de leaders de la société civile et champions du développement durable venus trouver, ensemble, des solutions devant permettre de passer des idées aux engagements, et des engagements aux changements à travers des actions concrètes et innovantes.

Dans son mot d’ouverture, Dr Abdulla Humaid Saif Al Jarwan, Président du département de l’Energie d’Abu Dhabi, a insisté sur le pragmatisme dans les réponses à apporter aux besoins qui se posent aujourd’hui dans tous les secteurs de la vie, principalement en termes d’énergie propre.

Judith Suminwa porte la voix d’un pays solution, cœur de l’Afrique

La République Démocratique du Congo n’est pas en reste, elle qui est mondialement reconnue comme pays solution, grâce notamment à ses forêts qui représentent la moitié du continent africain, ses importantes ressources en eau douce et des réserves minérales essentielles à la transition verte. La Première Ministre Judith Suminwa, qui prendra la parole à l’occasion du segment de haut niveau, le mercredi, est accompagnée du Ministre d’Etat, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya. Dans son discours, Judith Suminwa mettra en avant les atouts, la vision et les efforts de son pays pour répondre à ces défis et tracer la voie vers une croissance robuste et résiliente, dans un contexte de changement climatique. En effet, avec son immense potentiel hydroélectrique et ses ressources minières vitales pour les technologies vertes (cobalt, cuivre) et sa biodiversité, la RDC a d’importants atouts pour favoriser l’accès universel à l’énergie propre.

La création d’un couloir vert Kivu-Kinshasa, cette immense aire protégée communautaire reliant l’Est à l’Ouest du pays en est l’une des illustrations.

Il convient de rappeler que le sixième pilier du Programme d’actions du Gouvernement Suminwa porte justement sur la gestion durable et responsable de l’écosystème face aux changements climatiques. Cela sous-entend la mise en place de mesures solides devant permettre à la RDC de jouer
pleinement son rôle de leader dans les discussions internationales sur le changement climatique, tout en tirant parti des mécanismes appropriés et en garantissant en même temps l’avenir de l’humanité.

Une politique d’ouverture tous azimuts

Aussi, la Première Ministre aura une série de rencontres avec des investisseurs présents, des représentants des institutions financières et de développement ainsi que des industriels. Pour la RDC, qui est dans une logique d’ouverture dans l’intérêt supérieur des populations locales, il s’agit d’opportunités additionnelles, de nouvelles perspectives et de potentiels partenariats à capitaliser.

Après les USA ou encore Genève récemment, la Première Ministre est à nouveau à Abu Dhabi pour rappeler au monde qu’investir au Congo, c’est investir pour un avenir meilleur où les gains sont partagés afin d’assurer un développement durable et équilibré aux générations présentes et futures.

La cérémonie d’ouverture de cet événement majeur sur le développement durable était également marquée par la remise des prix Zayed (17e édition) en vue de récompenser les innovations notamment dans les secteurs de l’énergie propre, de la santé, de l’éducation et de l’alimentation.

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Judith Suminwa en immersion à Maluku : le Gouvernement fixe un agenda industriel pour les Zones économiques spéciales

Kinshasa, 30 décembre 2025 — La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, mardi, la réunion du Comité de pilotage des Zones économiques spéciales (ZES), tenue au bâtiment administratif de la ZES de Maluku, à l’est de Kinshasa. Cette rencontre stratégique, inscrite dans la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2024-2028), était axée notamment sur l’industrialisation, la création massive d’emplois et la diversification de l’économie nationale.

Plusieurs membres du Gouvernement y ont pris part, en l’occurrence les vice-premiers ministres de l’Intérieur et de l’Économie, les ministres d’État du Plan, de la Formation professionnelle, de l’Urbanisme et Habitat, ainsi que les ministres ad intérim de l’Industrie, du Commerce extérieur, des Ressources hydrauliques et Électricité, des Affaires foncières, des Infrastructures et Travaux publics, et de l’Aménagement du territoire.

Une réunion in situ, symbole d’une gouvernance orientée vers les résultats

Cette réunion présidée par la Cheffe du Gouvernement en sa qualité de présidente dudit comité, s’est distinguée par son caractère opérationnel et inédit, en se tenant directement sur le site même de la ZES de Maluku, considérée comme zone économique spéciale pilote de la politique nationale d’industrialisation voulue par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.

« Ce qu’il faut retenir, c’est que cette réunion s’est déroulée in situ, là où s’exécutent concrètement les activités industrielles. C’est une première que la Première Ministre et une dizaine de membres du Gouvernement se retrouvent ici ensemble », a souligné le Ministre ad intérim de l’Industrie, Justin Kalumba, dans son compte rendu.

Selon ses explications, chaque membre du Gouvernement a été placé « face à ses responsabilités, non pas de manière théorique, mais sur la base d’une matrice claire d’actions, d’échéances et d’indicateurs de performance », afin d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris.

Le PAG au cœur de la relance industrielle

S’inscrivant pleinement dans le PAG 2024-2028, cette rencontre a permis d’aligner l’action des ministères sectoriels sur les priorités gouvernementales, notamment la création d’emplois, la substitution aux importations, la valorisation locale des matières premières et l’amélioration du climat des affaires.

Ce déplacement de la Première Ministre pour une évaluation physique de la ZES pilote de Maluku intervient dans un contexte d’accélération de ce projet stratégique. Les premières installations significatives ont démarré en 2020, ouvrant une nouvelle phase opérationnelle. Le Gouvernement Suminwa s’attache désormais à donner une impulsion décisive et à accélérer le rythme de réalisation, conformément aux engagements du PAG et de la vision du Président de la République, pour transformer pleinement ce potentiel en résultats industriels concrets.

La ZES, un levier stratégique de transformation économique

La Zone économique spéciale de Maluku se distingue par des avantages structurants : un régime fiscal et douanier incitatif, des infrastructures mutualisées, une concentration industrielle favorisant les chaînes de valeur locales et une forte capacité de création d’emplois.

« Le Gouvernement tient à ce que cette ZES pilote soit une expérience totalement réussie, afin qu’elle serve de référence et attire davantage d’investisseurs », a insisté le ministre, évoquant une « mutation intéressante » de l’économie congolaise, marquée par la transformation d’importateurs en producteurs locaux.

Visite d’inspection : des investissements déjà productifs

À l’issue de la réunion, la Première Ministre a effectué une visite d’inspection de plusieurs entreprises installées dans la ZES de Maluku.

Elle a notamment visité Varun Beverages RDC SAS, entreprise qui fabrique les boissons Pepsi, Mirinda et autres, générant plus de 600 emplois directs pour les Congolais et plus de 1 000 emplois indirects.

Judith Suminwa s’est ensuite rendue chez Saphire Carreaux, une entreprise spécialisée dans la fabrication de carreaux, où elle a constaté une amélioration sensible de la qualité des produits. Cette société emploie plus de 400 travailleurs directs, avec une production destinée au marché national et à l’exportation, notamment vers le Congo-Brazzaville. Plus de 90 % des matières premières utilisées proviennent de la RDC, principalement de Kinshasa et du Kongo Central, renforçant ainsi la chaîne de valeur locale.

La dernière étape de la visite a conduit la Cheffe du Gouvernement sur le site de Refriango RDC, une entreprise qui va produire localement des jus et boissons auparavant importés d’Angola. Le projet représente un investissement de plus de 100 millions de dollars américains, sur une superficie totale de 15 hectares, dont 5 hectares déjà construits. Actuellement en première phase, Refriango prévoit la création de plus de 800 emplois, avec un lancement de la production annoncé pour janvier 2026.

À travers cette descente sur le terrain, Judith Suminwa réaffirme la volonté de son Gouvernement de faire des ZES un outil central de l’industrialisation, conformément à la vision du Chef de l’État et aux engagements contenus dans le PAG 2024-2028. Le premier pilier de cette boussole gouvernementale met un point d’honneur sur le développement d’un secteur industriel compétitif et diversifié, à travers des zones économiques identifiées sur la base des avantages comparatifs.

CELCOM PRIMATURE

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Fin de mission de Lucy Tamlyn en RDC : L’Ambassadeur des États-Unis fait ses adieux à Judith Suminwa

Kinshasa, 29 décembre 2025 – Arrivée au terme de sa mission diplomatique, l’Ambassadeur des États-Unis en République Démocratique du Congo, Lucy Tamlyn, a été reçue ce lundi par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, en son cabinet de travail. Une visite intervenue au lendemain de l’audience lui accordée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui a félicité la diplomate américaine pour son mandat « marqué par des efforts significatifs pour promouvoir le dialogue et la coopération entre les deux pays ».

Une fin de mission sous le signe d’un nouveau partenariat stratégique

Pour sa part, la Cheffe du Gouvernement a salué l’engagement de la diplomate dans le renforcement des relations bilatérales entre la RDC et les États-Unis d’Amérique. Judith Suminwa Tuluka a exprimé sa reconnaissance à Lucy Tamlyn pour sa contribution active à la consolidation du partenariat stratégique entre Washington et Kinshasa.

Lucy Tamlyn salue une coopération fructueuse RDC–États-Unis

De son côté, l’Ambassadeur des États-Unis a insisté sur la qualité de la coopération entre les deux pays.

« Il s’agissait d’une visite d’au-revoir, marquant la fin de mon mandat, mais aussi d’une visite de courtoisie. L’ambassade des États-Unis a travaillé en étroite collaboration avec la RDC. Nous avons renforcé notre coopération dans plusieurs domaines, notamment la santé, la protection de l’environnement et la promotion de la paix. Nous avons également mis en place une structure destinée à poursuivre les discussions sur les engagements des États-Unis avec la RDC », a déclaré Lucy Tamlyn.

La RDC engagée dans une dynamique de diplomatie économique

Il convient également de rappeler que la Première Ministre avait effectué, en octobre 2025, une mission officielle aux États-Unis, plus précisément à Washington. Cette mission, qui avait connu l’appui de l’ambassade américaine, visait à renforcer les partenariats économiques et à positionner la RDC comme un moteur de stabilité régionale. Judith Suminwa y avait rencontré des investisseurs et diplomates, tout en participant à un forum économique majeur, mettant en avant l’amélioration du climat des affaires et les opportunités d’investissements responsables en République démocratique du Congo.

Pour rappel, Lucy Tamlyn a passé plus de deux ans à la tête de l’ambassade américaine en RDC. Diplomate de carrière, elle avait présenté ses lettres de créance au Président de la République le 6 février 2023, à Kinshasa, marquant ainsi le début officiel de son mandat en RDC.

CELCOM / PRIMATURE

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Lutte contre les tracasseries dans l’Import-export : Judith Suminwa lance la digitalisation de la liasse documentaire en RDC

Kinshasa, lundi 29 septembre 2025-La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a procédé au lancement officiel de la transmission électronique de la liasse documentaire du système S-ONE de la Société d’Exploitation du Guichet Unique Intégral (SEGUCE) vers SYDONIA World, système automatisé de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA). Cette réforme majeure vise à faciliter les opérations du commerce extérieur, améliorer la circulation de l’information entre les différents intervenants et renforcer la mobilisation des ressources du Trésor public.

Cette interconnexion marque une étape décisive dans la modernisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des marchandises en République démocratique du Congo. Encadrée par la Cheffe du Gouvernement, elle s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, axée sur la transformation numérique de l’administration publique.

Une révolution historique pour la RDC

Dans son allocution, la Première Ministre a salué la portée symbolique et stratégique de cette réforme, qualifiant la transmission électronique de la liasse documentaire de véritable tournant pour le pays.

« Je suis particulièrement heureuse de clore l’année sur une note de satisfaction au travers de cette cérémonie dont la portée symbolique est immense. Je vois, dans la transmission électronique de la liasse documentaire à l’importation, à l’exportation et au transit des marchandises, une révolution historique qui hisse la RDC sur l’échiquier des États modernes du troisième millénaire, conformément à la vision du Chef de l’État », a déclaré Judith Suminwa.

Elle a également souligné que cette avancée constitue un pas significatif dans le développement du numérique au service de la gouvernance publique.

« Notre pays vient de lever une option décisive, en droite ligne des Objectifs de développement durable auxquels s’arriment le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) et le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) », a-t-elle ajouté.

La fin des tracasseries

Pour sa part, le Ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a mis en exergue la portée réformatrice de cette initiative, longtemps attendue depuis plus d’une décennie.

« Ce geste représente la concrétisation de l’ambition de la Première Ministre de dématérialiser totalement les procédures d’importation et d’exportation en RDC. Cette réforme était en gestation depuis 2010. Il a fallu plus de dix ans pour franchir le pas, notamment à cause de la résistance au changement, de l’habitude du papier, de la crainte de la transparence et de la complicité des anciens circuits », a-t-il expliqué.

Selon lui, la digitalisation de la liasse documentaire permet à la RDC de s’aligner sur les standards du commerce mondial, tels que recommandés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Une réforme désormais obligatoire

Le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a insisté sur le caractère obligatoire de cette réforme pour l’ensemble des opérateurs économiques et des services concernés.

« Tous les opérateurs économiques sont désormais tenus d’utiliser ce canal numérique intégré pour la transmission des documents relatifs aux opérations du commerce extérieur. Cette obligation vise à garantir la fiabilité, la traçabilité et la conformité aux procédures en vigueur », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs averti que des sanctions seront prises à l’encontre des agents de la douane qui entraveraient la mise en œuvre de cette réforme.

« Tous les agents qui se constitueront en obstacle à cette vision du Gouvernement seront sanctionnés », a martelé l’argentier national.

Cette avancée s’inscrit dans le cadre plus large du processus de dématérialisation complète des administrations publiques congolaises et de la digitalisation des mécanismes de mobilisation des ressources de l’État. Elle ambitionne de réduire les délais, limiter les tracasseries, renforcer la transparence et accroître les recettes publiques, au bénéfice de la croissance économique nationale ; et cela conformément au cinquième pilier du Programme d’actions du Gouvernement relatif au renforcement de l’efficacité des services publics, à travers la promotion de l’innovation entre autres.

Il sied de préciser que l’on entend par liasse documentaire l’ensemble des documents officiels exigés pour effectuer une opération de commerce extérieur (importation, exportation ou transit de marchandises).

CELCOM PRIMATURE

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