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Nkamba élevée au rang de « Ville Sainte » : Félix Tshisekedi marque un tournant historique

Nkamba, Kongo Central, 06 Avril 2026 – La République démocratique du Congo a commémoré, ce lundi, la journée du combat de Simon Kimbangu et de la conscience africaine. Décrétée fériée sur toute l’étendue du territoire national, cette date du 06 avril a été célébrée avec solennité à Nkamba, en présence du Président de la République, Félix Tshisekedi, de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement.

Cette commémoration revêt une importance particulière, marquant à la fois l’héritage spirituel et historique du prophète, mais également le 105ᵉ anniversaire de l’Église kimbanguiste (1921–2026). Au-delà de sa dimension religieuse, la journée souligne le devoir de mémoire envers une personnalité dont l’influence dépasse largement le cadre spirituel pour s’inscrire durablement dans l’identité nationale congolaise.

Nkamba désormais « Ville Sainte »

Moment fort de la cérémonie, le Chef de l’État a annoncé une décision majeure après concertation avec le chef spirituel de l’Eglise kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani.

« Je viens de prendre une nouvelle décision : celle de donner un statut spécial à la cité de Nkamba. Elle devient désormais Ville Sainte », a déclaré Félix Tshisekedi.

Cette mesure confère à Nkamba un statut à la hauteur de son importance spirituelle et historique en tant que fief de l’Eglise kimbanguiste et lieu de mémoire du prophète.

Le kimbanguisme, un levier d’influence pour la RDC

Au-delà des cérémonies religieuses, le kimbanguisme s’impose comme un véritable instrument d’influence pour la République démocratique du Congo. Fondé par Simon Kimbangu, ce mouvement religieux reconnu à l’échelle internationale contribue au rayonnement culturel et spirituel du pays.

En ce sens, il constitue un levier de « soft power », participant au prestige de la RDC sur la scène mondiale, en valorisant son patrimoine historique, spirituel et identitaire.

Considéré comme l’un des pionniers de la lutte pour l’indépendance, Simon Kimbangu a profondément marqué l’histoire du Congo, mais aussi du continent africain. Par son message non violent et son discours appelant à une prise de conscience collective, il a contribué à éveiller des peuples soumis à la domination coloniale.

Aux côtés d’autres figures historiques telles que Patrice Lumumba, il a participé, à des degrés divers, à l’émancipation du peuple congolais menant à l’indépendance proclamée le 30 juin 1960.

Pour pérenniser cet héritage, le Président Félix Tshisekedi avait déjà institué, il y a trois ans, la journée du 6 avril comme fête légale, à travers l’ordonnance n°23/042 du 30 mars. Une initiative visant à renforcer la reconnaissance du rôle majeur joué par le prophète dans l’éveil de la conscience africaine.

Avec l’élévation de Nkamba au rang de Ville Sainte, la RDC franchit une nouvelle étape dans la valorisation de son patrimoine spirituel et historique.

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Le Gouvernement Suminwa anticipe les chocs pétroliers mondiaux et garantit la stabilité de l’approvisionnement national

Kinshasa, 2 avril 2026 – La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a réuni, jeudi soir dans une séance de travail stratégique avec, le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et la Ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, afin d’évaluer la situation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers dans un contexte international sous tension.

Une anticipation face aux turbulences mondiales

Prenant la parole à l’issue de cette réunion, le Vice-premier Ministre a insisté sur la nécessité pour le Gouvernement d’anticiper les effets des crises internationales sur l’économie nationale.
« Gouverner, c’est d’abord prévenir. Son Excellence Madame la Première Ministre nous a réunis ce soir, madame la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures et moi-même, pour faire le point au sujet de la situation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, parce que l’opinion nationale, et nous le supposons, est bien informée de ce qui se passe dans le monde. La guerre dans le Golfe Persique a perturbé totalement les marchés des produits pétroliers. Autour de nous, on assiste à des révisions à la hausse des prix des produits pétroliers », a déclaré Daniel Mukoko Samba.

Disponibilité assurée, vigilance maintenue

Le Gouvernement assure que la disponibilité des produits pétroliers reste garantie, tout en renforçant sa vigilance pour éviter toute rupture.
« Madame la Ministre d’État a, il y a quelques semaines, rassuré l’opinion au sujet de la disponibilité de produits pétroliers dans le pays. Mais nous devons en tant que Gouvernement prendre toutes les dispositions nécessaires pour que non seulement le pays continue à recevoir les produits pétroliers dont nous avons besoin, mais également que nous puissions prendre toutes les mesures nécessaires de manière à ce que la disponibilité de ces produits pétroliers soit pérenne », a dit le Ministre de l’Economie.

Vers des ajustements maîtrisés des prix

Face à la flambée internationale des prix, l’Exécutif n’exclut pas des ajustements, tout en veillant à protéger l’économie nationale.
« Et cela passe bien sûr par l’ajustement probable de prix des produits pétroliers pour que nous ne soyons pas en déphasage par rapport à ce qui se passe dans le reste du monde. Le Gouvernement prend toutes les mesures nécessaires de manière à ce que, même s’il y a ajustement des prix des produits pétroliers, que cela ne se fasse pas au détriment de la stabilité générale sur les différents marchés dans le pays », a rassuré Mukoko Samba.

À travers cette réunion, le Gouvernement, sous la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, réaffirme sa volonté d’anticiper les chocs extérieurs et de concilier impératifs économiques et protection du pouvoir d’achat des populations.

Cette posture intervient dans un contexte régional et international marqué par des ajustements déjà effectifs ailleurs. Dans plusieurs pays, les prix des carburants ont connu des hausses significatives, à l’instar du Nigeria qui, malgré son statut de grand producteur de pétrole en Afrique, a procédé à une augmentation notable des prix à la pompe. L’anticipation du Gouvernement congolais traduit son engagement à ne pas être dans l’expectative mais, dans une logique responsable, à prévenir les chocs pour garantir la stabilité.

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Forum économique RDC-Angola : Judith Suminwa exige des résultats tangibles au profit des deux pays

Kinshasa, 1er avril 2026 – La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a procédé, ce mercredi, à l’ouverture des travaux du troisième Forum économique entre la République Démocratique du Congo et la République d’Angola, axé sous le thème de l’intégration sous-régionale et du développement du commerce transfrontalier.

Trois axes stratégiques au cœur des échanges

Organisé conjointement par les ministères de l’Économie des deux pays, ce rendez-vous s’articule autour de trois axes majeurs : la facilitation des transactions financières, considérée comme un levier essentiel pour dynamiser les échanges commerciaux ; la lutte contre la contrebande, en vue de sécuriser et formaliser les circuits économiques ; ainsi que le développement du corridor stratégique Dilolo-Lobito, une opportunité stratégique pour la sous-région.

Judith Suminwa exige du concret

Dans son allocution, la cheffe du Gouvernement congolais a insisté sur la nécessité de franchir un cap décisif.

« Ce troisième Forum doit être celui de la maturité, mais surtout celui de l’efficacité. Nous devons passer des intentions aux réalisations, des engagements aux actions opérationnelles et des ambitions aux résultats mesurables », a déclaré Judith Suminwa Tuluka, soulignant l’impatience des populations face aux promesses non concrétisées.

S’appuyant sur la symbolique de la tradition Kongo, “Dikenga dia Kongo”, elle a rappelé l’importance de la responsabilité intergénérationnelle dans la construction d’un développement durable. Au-delà de la coopération bilatérale, la Première Ministre a inscrit cette dynamique dans une vision continentale, en lien avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Une plateforme d’opportunités économiques

A son tour, le Vice-premier Ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a mis en avant le potentiel économique des deux pays. Il a notamment évoqué la possibilité de développer des chaînes de valeur régionales compétitives dans des secteurs clés tels que les hydrocarbures, la pêche, l’agriculture et l’énergie.

« Ce Forum constitue une véritable plateforme d’affaires. Les rencontres B2B et les échanges sectoriels doivent permettre de transformer les opportunités en partenariats concrets, créateurs de valeur et d’emplois », a-t-il affirmé.

Du côté angolais, le Ministre de l’Économie, José de Lima Massano, a réitéré l’engagement de son pays à renforcer des partenariats mutuellement bénéfiques avec la RDC.

Après deux premières éditions ayant posé les bases d’un dialogue économique structuré, cette troisième rencontre se veut celle de la concrétisation. Les autorités congolaises et angolaises réaffirment, à cet effet, leur volonté d’améliorer le climat des affaires, d’attirer davantage d’investissements et de consolider l’intégration économique régionale.

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La Première Ministre explore un partenariat stratégique avec Al Barid Bank du Maroc pour élargir l’accès bancaire en RDCongo

Kinshasa, 31 mars 2026 – La Première Ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a accordé ce mardi une audience à une délégation de la Al Barid Bank, conduite par le président de son directoire, Al-Amine Nejjar.

La délégation marocaine a été introduite auprès de la Cheffe du Gouvernement par le Vice-premier ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération économique entre la RDCongo et le Royaume du Maroc, deux pays liés par des relations diplomatiques solides et anciennes.

Accélérer l’inclusion financière en RDCongo

Au cœur des échanges, la question de la bancarisation de la population congolaise et de l’élargissement de l’accès aux services financiers de base. À l’issue de l’audience, le président du directoire d’Al Barid Bank a détaillé les objectifs de sa mission.

« Nous sommes venus présenter notre expérience en matière d’inclusion financière et de soutien à la bancarisation des populations. L’objectif est de mettre en place un partenariat avec les acteurs locaux afin d’offrir des solutions concrètes permettant de booster l’accès aux services financiers en République démocratique du Congo », a déclaré Al-Amine Nejjar.

Fort de son modèle basé sur la proximité et l’accessibilité, notamment via les réseaux postaux, Al Barid Bank ambitionne d’accompagner la RDCongo dans la réduction du taux élevé de population non bancarisée, un défi majeur pour le développement économique du pays.

Un partenariat porteur pour les relations RDCongo–Maroc

Le dirigeant marocain a également mis en avant l’expérience internationale de son institution, déjà engagée dans des projets similaires dans plusieurs pays.

« Nous avons déjà déployé ce type d’initiatives dans différents contextes, notamment à Madagascar et en Turquie, et nous poursuivons notre expansion dans d’autres pays. Cette expérience nous permet d’apporter des solutions adaptées aux réalités locales, tout en favorisant une inclusion financière durable », a dit le Marocain.

Saluant l’accueil réservé par la Première Ministre, il a souligné l’ouverture des autorités congolaises à cette coopération.

« Nous avons été très bien reçus. Nous avons également constaté une écoute attentive et un accueil favorable à notre initiative, ce qui est très encourageant pour la suite », s’est-il réjouit.

Un levier stratégique pour le développement économique

Ce projet de partenariat apparaît comme un levier stratégique pour la RDCongo, où l’accès aux services bancaires demeure encore limité pour une grande partie de la population. En favorisant :
• l’inclusion financière,
• la digitalisation des services,
• et l’accès au crédit pour les petites activités, il pourra contribuer significativement à la formalisation de l’économie et à la croissance.

Pour le Maroc, à travers Al Barid Bank, cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’expansion en Afrique et de consolidation des liens économiques Sud-Sud, en droite ligne avec la coopération historique entre Rabat et Kinshasa.

Au-delà des échanges, cette initiative va à coup sûr ouvrir la voie à des actions concrètes en matière d’accès aux services financiers, de modernisation des circuits économiques et d’appui aux populations encore exclues du système bancaire. Elle illustre également la volonté partagée de Kinshasa et Rabat de donner un contenu économique plus dense à leurs relations bilatérales.

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Égalité des genres : Judith Suminwa remet le trophée de la masculinité positive à Félix Tshisekedi

Kinshasa, 31 mars 2026 – La célébration de la deuxième édition de la Journée nationale de la masculinité positive, ce mardi, au centre culturel de Kinshasa, a été marquée par un moment fort. La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a procédé à la remise symbolique du trophée de la masculinité positive au Président de la République, Félix Tshisekedi.

Organisée par le ministère du Genre, Famille et Enfant, en collaboration avec celui de l’Entrepreneuriat et du Développement des petites et moyennes entreprises, cette édition s’est tenue sous le thème : « Prise de conscience et engagement des hommes pour l’égalité homme-femme ».

Reconnu sur la scène continentale, Félix Tshisekedi s’impose comme l’un des promoteurs de la masculinité positive en Afrique. Désigné « Champion de la masculinité positive » par Union africaine et engagé dans le mouvement HeForShe de ONU Femmes, le Chef de l’État œuvre en faveur de l’égalité des genres, notamment à travers la lutte contre les violences faites aux femmes et la promotion de leur participation dans les institutions publiques.

Micheline Ombae Kalama, Ministre du Genre, Famille et Enfant, a salué l’engagement du Président de la République, qualifiant sa présence d’« historique ».
« La masculinité positive est plus qu’un concept. Elle est une renaissance. Elle appelle les hommes à se définir non pas dans la domination mais dans la responsabilité », a-t-elle déclaré, soulignant qu’aucun développement durable ne saurait être atteint sans l’implication active des hommes dans la promotion de l’égalité.

Elle a également rendu hommage à Judith Suminwa Tuluka pour son engagement constant. « Votre soutien est une force, votre action est un levier, et votre présence est un symbole puissant pour toutes les femmes de la nation », a-t-elle ajouté.

La cérémonie a aussi été marquée par la remise symbolique de bons de retrait de kits professionnels à des femmes micro-entrepreneures, ainsi que par la distinction de plusieurs ambassadeurs de la masculinité positive.

À travers ces initiatives, le Gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka confirme son engagement en faveur de l’égalité des genres. C’est une équipe qui compte en effet 18 femmes, soit environ 32 % de membres de l’exécutif, illustrant la volonté politique portée par Félix Tshisekedi de renforcer la place des femmes dans la gouvernance nationale.

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Clôture du mois de la femme à l’ARMP : « Le défi que je vous lance aujourd’hui est celui de l’inclusion » (Judith Suminwa)

Kinshasa, le 31 mars 2026 – La Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a participé à la cérémonie de clôture du mois de mars organisée, lundi soir, par le Comité Genre de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), autour du thème : « La femme, actrice stratégique du développement économique national ». En sa qualité d’autorité de tutelle de cet établissement public, la patronne de l’Exécutif a tenu à honorer celles qui travaillent dans la régulation du système de passation des marchés publics et des conventions de délégation de service public.

Pour cette clôture du mois consacré à la défense des droits des femmes, l’équipe dirigeante de l’ARMP a tenu à marquer le coup. Claude Kayembe Mbayi, Directeur Général, a remercié la Première Ministre pour sa participation très appréciée malgré son agenda chargé.

La Première Ministre J. Suminwa, un modèle de réussite

« Votre présence ici est un signal fort pour l’Autorité de Régulation des Marchés Publics en général, mais particulièrement pour toutes nos collaboratrices. En vous regardant, elles ne voient pas seulement une autorité politique. Elles voient un miroir de leurs propres ambitions », a-t-il déclaré.

Saisissant l’opportunité, ce dernier a demandé à la Cheffe du Gouvernement de devenir la première autorité de tutelle à confirmer pleinement l’ARMP dans son rôle régalien. « Ainsi, vous ferez de la transparence, de l’équité ainsi que de la probité les piliers inébranlables de votre héritage à la nation », a affirmé le DG Kayembe.

Le Comité Genre de l’ARMP est une structure créée en 2014 dont la mission est de promouvoir la femme au sein de l’établissement. Sa présidente, Charlotte Bagbalanga, a expliqué que depuis sa création, le comité se charge de sensibiliser, former et organiser des rencontres d’échanges d’expertise.

Le Comité Genre de l’ARMP se veut un véritable levier pour bâtir un établissement plus inclusif, plus équitable et plus performant. À cet effet, portée par un sentiment de joie devant l’attention particulière accordée par la Première Ministre à la gente féminine de l’ARMP, Charlotte Bagbalanga n’a pas manqué de lui exprimer sa reconnaissance au nom de toutes les femmes de cet établissement.

« C’est la toute première fois, en plus de 15 ans d’existence, qu’une autorité de tutelle accepte non seulement de s’intéresser à nos activités… mais aussi de se déplacer et d’y participer. Aujourd’hui, ce n’est pas une absence que nous constatons, c’est une présence que nous saluons », a-t-elle souligné.

Ne laissons jamais quelqu’un définir les limites de nos rêves

L’échange d’expertise a également meublé cette cérémonie de clôture de mois de mars. Les réflexions sur l’égalité des droits, la justice équitable et la participation à la commande publique ont été abordées à la tribune par les différentes oratrices du jour.
Dans son discours, Micheline Batamba Bafenda, Directrice Administrative et Financière (DAF) et première femme à occuper un poste de directeur au sein de l’ARMP, a brossé les défis de son parcours au sein de la structure qu’elle a rejointe en 2011, avant de lancer un appel vibrant à toutes les femmes de l’établissement.

« Ne laissons jamais quelqu’un définir les limites de nos rêves », a lancé ce haut cadre de l’ARMP. « La compétence n’a pas de genre, la rigueur n’a pas de genre… Préparons-nous. Formons-nous. Et relevons-nous à chaque chute. Qui de nous aurait pu s’attendre à une femme Première Ministre après plus de 60 ans d’accession de notre pays à l’indépendance ! », s’est-elle exclamée.

Brisez les barrières à l’entrée pour les PME féminines

À son tour, la Cheffe du Gouvernement, reconnue pour son leadership participatif et inclusif, a, dès les premières lignes de son discours, rendu un vibrant hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, champion de la masculinité positive, qui l’a portée à la tête du Gouvernement depuis 2024.
Judith Suminwa a également invité les femmes de l’ARMP à poser des actions pouvant booster la participation féminine dans cette structure.

« Vous devez vous focaliser, en collaboration avec les organes du système et d’autres partenaires, sur des réformes courageuses qui doivent briser les barrières à l’entrée pour les PME féminines, encourager l’expertise féminine et utiliser les partenariats public-privé comme levier pour l’autonomisation économique des femmes », a exhorté la Première Ministre.

La compétence n’est pas genrée

Selon elle, la différence doit aussi se dévoiler par l’incarnation de valeurs d’excellence pour prêcher par l’exemple dans ce secteur stratégique.

« À vous, femmes expertes et gestionnaires de ce secteur : vous devez être les gardiennes de la transparence et des modèles de probité. Dans un univers souvent perçu comme aride et technique, apportez cette éthique et ces valeurs qui font la différence. De cette manière, vous continuerez à démontrer que la compétence n’a pas de genre et doit être recherchée par tous pour améliorer le bien-être de nos populations », a-t-elle insisté.

Les hôtes de la Première Ministre ont ensuite offert à leur invitée un portrait, une carte de la RDC symbolisant la charge du Gouvernement ainsi qu’une œuvre d’art pour souligner le leadership de l’autorité de tutelle.

En conclusion, la Première Ministre a promis tout son soutien à cet organe normatif, qui s’inscrit dans la vision du Chef de l’État pour une participation accrue de la gent féminine dans différents secteurs de la vie de la nation, tout en appliquant les prescrits du pilier 5 du Programme d’actions du Gouvernement sur la promotion de l’égalité des genres en vue de renforcer l’efficacité des services publics.

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Urgence humanitaire en RDCongo : le Gouvernement et le PAM misent sur des solutions durables

Kinshasa, le 30 mars 2026 – La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, ce lundi à la Primature, une délégation du Programme alimentaire mondial (PAM), conduite par son Directeur exécutif adjoint, Matthew Hollingworth. Au cœur des échanges : le renforcement du partenariat stratégique entre le Gouvernement et cette agence onusienne, qui est la plus grande organisation humanitaire au monde, dans un contexte marqué par une pression humanitaire croissante en République démocratique du Congo.

Les discussions ont notamment permis de faire le point sur l’élaboration du nouveau Plan stratégique pays (CSP) du PAM, aligné sur les priorités nationales, en particulier le Programme national de développement stratégique (PNSD) et les cadres de planification associés. L’objectif est de garantir une meilleure cohérence entre les interventions humanitaires et les politiques publiques congolaises.

À cette occasion, le PAM a sollicité l’appui du Gouvernement pour mobiliser des financements auprès des institutions financières internationales. Ces ressources sont jugées essentielles pour assurer la continuité de programmes à fort impact à travers le pays, alors que les besoins ne cessent d’augmenter.

S’exprimant à l’issue de la rencontre, le Représentant du PAM en RDC et Directeur pays, David Stevenson, a salué la qualité de la coopération entre les deux parties :

« Nous avons une collaboration parfaite avec la RDC. Nous construisons de nouvelles stratégies conjointes avec le Gouvernement. Le programme des cantines scolaires, lancé par la Première Ministre, en fait partie. Nous réfléchissons à l’augmentation de sa capacité afin de toucher tous les élèves du pays. Nous allons accompagner le Gouvernement dans cette initiative. Nous avons également examiné l’assistance humanitaire à apporter aux déplacés de guerre dans l’Est du pays », a-t-il déclaré.

Cette rencontre intervient dans un contexte d’aggravation des besoins humanitaires, notamment dans la partie Est du pays, où les conflits armés continuent de provoquer des déplacements massifs de populations. Face à la montée de l’insécurité alimentaire et à la raréfaction des ressources, le PAM a encouragé le plaidoyer de la Première Ministre en faveur d’un renforcement de l’aide alimentaire d’urgence.

Par ailleurs, les échanges ont également porté sur la possibilité de mettre en place un corridor aérien humanitaire, une option envisagée pour faciliter l’acheminement rapide de l’aide vers les zones les plus enclavées et affectées.

Au-delà de l’urgence, cette réunion a mis en lumière les opportunités d’élargir les programmes de résilience et de consolider l’appui du PAM aux priorités nationales, traduisant ainsi une volonté commune de répondre efficacement aux défis humanitaires tout en s’inscrivant dans une logique de développement durable.

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«Les femmes ne sont pas de simples bénéficiaires de la sécurité ; elles en sont des actrices de première ligne », Judith Suminwa sur la politique de sécurité nationale

Kinshasa, 30 mars 2026- La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a procédé, ce lundi, à la clôture du forum des femmes consacré à l’intégration du genre dans la future politique de sécurité nationale.
Cette rencontre a réuni des femmes issues de la société civile, des organisations féminines de défense des droits des femmes, ainsi que la Ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae.

Une initiative portée par les femmes

Organisé par le Groupe consultatif des femmes pour la réforme du secteur de sécurité (GCFRSS), en collaboration avec le ministère du Genre, avec l’appui technique, logistique et financier de la MONUSCO, ce forum s’est tenu au Centre Judo du Commissariat de la Police nationale congolaise, dans la commune de Lingwala.

L’objectif principal est de promouvoir une participation accrue des femmes dans les instances et institutions de sécurité, notamment au sein des FARDC, de la Police nationale congolaise, de l’ANR, de la DGM et du Conseil national de sécurité.

Une faible représentation des femmes dans les services de sécurité

Selon une étude menée par le GCFRSS, en collaboration avec le professeur en criminologie, Jean René Mabwilo, et le Conseil national de sécurité, dans quatre provinces de la République démocratique du Congo notamment : Kinshasa, Ituri, Équateur et Tshopo, la représentation féminine demeure très faible.

Au sein des FARDC, il y a une représentation de 2,13% des officiers généraux femmes et 97,87% des officiers généraux hommes. 3,09% des officiers subalternes femmes et, 96,91% d’hommes.

Du côté de la PNC : il y a 0,2% des femmes pour toute catégorie et 99,8% d’hommes, dont 0,03% officiers généraux femmes contre 99,97% pour les hommes .

Ces chiffres illustrent les nombreux obstacles auxquels les femmes font face, notamment des barrières socio-culturelles, institutionnelles et économiques.

Judith Suminwa plaide pour une sécurité inclusive

Prenant la parole, la Cheffe du Gouvernement a salué cette initiative et réaffirmé son engagement en faveur d’une politique de sécurité inclusive.

« Le Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger est guidé par la ferme conviction que sans inclusion et intégration du genre dans la politique de sécurité nationale, il ne serait en aucun cas possible de parler de politique de sécurité crédible », a déclaré Judith Suminwa.

Elle a insisté sur le rôle central des femmes :
« Les femmes ne sont pas de simples bénéficiaires de la sécurité ; elles en sont des actrices de première ligne, tant dans la prévention, l’alerte communautaire, la cohésion sociale, la médiation, la résilience que la reconstruction. »

La Première Ministre a également souligné qu’une institution de sécurité non représentative de la société se prive de compétences essentielles, d’informations et de confiance.

Un engagement porté au plus haut niveau

Judith Suminwa a assuré que ce dossier sera porté au plus haut niveau de l’État, notamment en Conseil des ministres, afin d’aboutir à des décisions politiques, techniques et administratives concrètes.

Plaidoyer pour des réformes structurelles

De son côté, Faida Mwangilwa, point focal du GCFRSS, a salué la présence de la Première Ministre et dénoncé les obstacles persistants à l’intégration des femmes dans les services de sécurité.

Elle a insisté sur la nécessité de dépasser les stéréotypes et de lever les barrières structurelles qui limitent le recrutement et l’évolution des femmes, malgré leurs compétences.

Des recommandations concrètes

À l’issue du forum, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment : améliorer les politiques et pratiques institutionnelles au sein des forces de défense et de sécurité ; nommer des femmes compétentes dans la chaîne de commandement et aux postes de décision et intégrer pleinement la dimension genre dans la future politique nationale de sécurité.

Le Gouvernement dirigé par Judith Suminwa réaffirme ainsi sa volonté de garantir l’accès aux services de base, de réduire les inégalités entre hommes et femmes et de lutter contre les violences faites aux femmes.

L’Exécutif entend également accorder à la femme congolaise toute sa place dans la société, en favorisant sa participation active au développement du pays, conformément au premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement.

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‎Clôture de la Conférence des Gouverneurs : la Première Ministre en première ligne pour la mise en oeuvre des recommandations des exécutifs provinciaux

Bandundu, le 27 mars 2026 – Les travaux de la 13e session de la Conférence des Gouverneurs se sont clôturés ce vendredi, dans le chef-lieu de la province du Kwilu, sous la conduite du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. Plusieurs recommandations ont sanctionné cette session, élargie aux présidents des assemblées provinciales, qui s’est distinguée par son thème relatif à la transformation du secteur agropastoral, halieutique et du développement rural.

Un florilège de recommandations pour booster ces différents secteurs

‎Faisant le compte rendu public de la session, le Vice-premier Ministre en charge de l’Intérieur et Rapporteur de la Conférence est revenu sur les principales recommandations issues de huit panels constitués, portant sur la gouvernance du secteur agropastoral, halieutique et du développement rural. Une dizaine de recommandations pour donner un coup d’accélérateur à ces secteurs porteurs de croissance et appelés à redonner au pays son autonomie alimentaire.

‎« Il s’est agi d’examiner comment renforcer le financement du secteur agricole et rural, comment faciliter l’accès aux marchés urbains, comment améliorer les infrastructures et encourager les chaînes de valeur porteuses », a circonscrit Jacquemain Shabani.

Le Gouvernement Suminwa prêt à aider les provinces à trouver solution à leurs préoccupations

‎Après avoir suivi ce compte rendu ainsi que l’état des lieux de chaque province tel que présenté par chacun des gouverneurs, la Première Ministre et Vice-présidente de la Conférence, s’est montrée disposée à soutenir et à accompagner les provinces à relever les défis identifiés, après avoir rappelé quelques progrès déjà accomplis ou en cours de réalisation.

‎« Cette rencontre, placée sous le thème évocateur : “Transformation du secteur agricole, pastoral et halieutique : développement rural et connexion aux marchés urbains”, rejoint pleinement la volonté du Gouvernement d’impulser des changements décisifs dans ces secteurs clés… La République Démocratique du Congo se trouve à un tournant décisif de son histoire. La volonté politique, soutenue par des mesures concrètes et innovantes, doit désormais se traduire en actions concrètes pour transformer en profondeur nos secteurs clés, notre économie et notre société », a souligné la Cheffe du Gouvernement, tout en invitant les Gouverneurs des provinces à conjuguer ambition, discipline et solidarité pour construire un pays résilient, prospère et équilibré, digne de la confiance de son peuple.

Le Président de la République s’appuie sur la Première Ministre pour relever les défis

‎Clôturant officiellement les travaux de cette 13e session de la Conférence des Gouverneurs, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a prononcé un discours qui met un accent sur la stabilité institutionnelle au niveau des provinces et sur la mise en oeuvre effective des recommandations. Pour ce faire, le Chef de l’Etat compte sur la Première Ministre et son Gouvernement.

‎« Je demande à madame la Première Ministre, Vice-présidente de la Conférence des Gouverneurs, de prendre en charge, avec diligence, les doléances formulées et de s’employer à la recherche des solutions possibles, dans le respect de la loi et au regard du contexte particulier que traverse notre pays », a instruit le Chef de l’Etat.

‎Il est également attendu du Gouvernement Suminwa le renforcement de l’organisation des exploitants, la structuration des coopératives, l’amélioration de l’accès aux intrants, aux technologies et aux marchés, et une meilleure sécurisation du foncier agricole, en plaçant les paysans, qui portent l’effort nourricier national, au coeur de l’action publique.



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‎XIIIe Conférence des Gouverneurs : Bandundu, une terre à vocation agricole face au contraste de son potentiel‎

Bandundu, le 27 mars 2026 – Les travaux de la 13e Conférence des Gouverneurs, qui se tiennent dans le chef-lieu de la province du Kwilu, permettent de découvrir les réalités locales, et plus particulièrement dans les secteurs agricole, halieutique et pastoral. Pour une ville située aux confluents de trois rivières, en l’occurence le Kwilu, le Kwango et le Kasaï, l’ancienne Banningville ne sait pas tirer profit de ces dons de la nature.

Une ville fertile et à gros potentiel halieutique

‎Pour les habitants de Bandundu-ville, c’est dans une sorte de paradoxe qu’ils vivent depuis plusieurs décennies maintenant. Et l’heure est arrivée pour y mettre fin.

‎«  La ville de Bandundu a vocation de devenir la deuxième plus grande ville de la République Démocratique du Congo pour plusieurs raisons. Cette ville est constituée d’un sol fertile, et elle a une capacité de production halieutique inimaginée », indique Jean-Claude Bwanganga, agronome et député national élu de Bandundu.

Promouvoir la consommation locale

‎Alors que la vision du Président de la République dans le secteur agricole, qui se résume en la revanche du sol sur le sous-sol, vise la reconquête de l’autonomie alimentaire, la province du Kwilu, et plus particulièrement la ville de Bandundu, est à ce jour dépendante des autres, en dépit de ses atouts.

‎« Bandundu-ville a beaucoup d’atouts. On a l’électricité, des terres fertiles, mais je peux vous rassurer que les oeufs qui sont mangés ici viennent de Kinshasa. Vous ne pouvez pas acheter chez les autres ce que vous êtes capables de produire vous-mêmes. On ne peut pas comprendre qu’on ait autant de capacités, mais qu’on dépende de la ville qu’on devrait nourrir », ajoute l’élu de la ville.

Une ville de vaillants hommes et femmes

‎Entre-temps, Bandundu-ville est nourrie tant bien que mal par ses fils et filles qui font de l’agriculture de survie, de l’élevage familial ou encore de la pêche de subsistance. Le long de la route, on peut appercevoir ces vaillantes femmes revenant des champs, parcourant de longues distances à pied, se débrouillant avec les moyens du bord, pour nourrir leurs ménages ; des femmes résilientes qui s’adaptent tout en gardant l’espoir d’un lendemain meilleur.

‎Autrefois terre de pêcheurs, l’activité est quasiment abandonnée, pratiquée par quelques rares amateurs avec des moyens rudimentaires, juste pour la survie. Dans la ville, on trouve quelques étangs appartenant aux particuliers, mais aussi des fermes, où sont cultivés une variété de légumes (tomate, aubergine, cacao, poivron ou encore du manioc), des porcheries et chevreries, où sont élevées du bétail, et quelques investissements privés qui ne sont malheureusement pas accompagnés. Mais tout cela pour des faibles productions.

‎« Nous avons de la volonté, mais nous manquons de moyens. Nous voulons que les autorités nous soutiennent à travers nos regroupements afin de pouvoir faire plus, notamment dans la pisciculture au sol et hors-sol, l’élévage et l’agriculture », déclare Adelard Foto, agriculteur et assistant vétérinaire, propriétaire d’une ferme.

‎Ce dernier semble connaître par ailleurs comment orienter l’intervention des pouvoirs publics.

‎« Les semences de qualité, qu’on appelle F1, coûtent cher pour nous. Pour une boîte de 50 g, il faut débourser 50 à 60 $. Il y a des semences à moins cher, mais qui ne donnent pas de bons résultats. Si nous avons à notre disposition des semences de qualité, nous allons nourrir notre population », assure-t-il.

Des routes de desserte agricole pour s’approvisionner en intrants et évacuer les produits

‎Autre difficulté, ce sont des routes d’évacuation des produits vers les marchés de consommation, ces routes rurales qui font encore défaut par ici.

‎« Si nous avons des routes, nous allons aussi beaucoup produire et avoir plusieurs intrants qui nous viennent de loin, car il faut parcourir 30 à 50 kms. Je remercie le Président Félix Tshisekedi et la Première Ministre Judith Suminwa et toutes les autorités pour cette Conférence des Gouverneurs. Je sais qu’avec leur arrivée ici, une solution sera trouvée pour nos activités dans le Bandundu », confie-t-il.

‎Des préoccupations qui rencontrent les diagnostics déjà posés par le Gouvernement mais aussi par les experts. Les recommandations de la 13e session de la Conférence des Gouverneurs sont très attendues pour booster ces secteurs appelés à être compétitifs tel qu’envisagé au premier pilier du Programme d’actions du Gouvernement Suminwa ; des secteurs compétitifs qui consacrent la diversité économique. En attendant, ces assises apportent une lueur d’espoir aux petits producteurs du secteur agropastoral et halieutique mais aussi aux populations consommatrices.

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