La Première Ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a reçu ce lundi à la Primature l’ambassadeur de Suède en RDC, Joakim Vaverka, dans le cadre d’une visite de courtoisie. Cet entretien a été l’occasion pour les deux parties de passer en revue plusieurs axes de coopération entre les deux pays, dans un contexte marqué par une crise persistante dans l’Est du pays.
« C’était d’abord une visite de courtoisie de ma part, mais aussi une opportunité d’échanger plus en détails avec madame la Première Ministre », a déclaré l’ambassadeur Vaverka à l’issue de la rencontre. Les discussions ont notamment porté sur la situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est de la RDC, ainsi que sur le rôle que peut jouer la Suède, partenaire de longue date, dans l’accompagnement du pays face à ces défis.
Le diplomate suédois a également évoqué la volonté de son pays de renforcer les liens économiques avec la RDC. Il a souligné l’intérêt croissant d’entreprises suédoises pour investir dans différents secteurs congolais, dans une logique de partenariat durable.
« La Suède est présente en RDC depuis 1881, d’abord à travers des missionnaires. Aujourd’hui, notre coopération se traduit par un programme de développement substantiel, ainsi qu’un engagement politique, notamment sur les questions liées à l’Est du pays », a-t-il rappelé.
Très engagé en Afrique, Joakim Vaverka détient une expertise variée dans les questions liées à la paix et à la sécurité internationale, à la prévention des conflits, à la consolidation de la paix, au désarmement et à la non-prolifération.
Sa rencontre avec la Première Ministre de la RDC s’inscrit dans la volonté de Kinshasa de renforcer ses partenariats internationaux, tout en plaçant les enjeux de sécurité et de développement au cœur des priorités du nouveau gouvernement.
Kinshasa, le 5 mai 2025 – Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé, ce lundi, la cérémonie de célébration de la 32ème journée mondiale de la liberté de la presse, au Fleuve Congo Hôtel. Cette rencontre, initiée par le Ministre de la Communication et Médias, a connu l’appui de la Première Ministre, Judith Suminwa, en tant que Cheffe du Gouvernement. Plusieurs autres membres du Gouvernement, des parlementaires et partenaires extérieurs ont assisté à cette cérémonie qui a mobilisé des centaines de professionnels des médias, sous le thème : « Le journaliste congolais face au défi de l’Intelligence Artificielle : Information et désinformation en ce temps de guerre d’agression rwandaise. » Guerre d’agression rwandaise : un frein pour l’expression de la liberté de la presse Le thème choisi cette année place cette célébration dans le contexte de la guerre qui sévit tout particulièrement dans l’Est du pays, où les professionnels des médias sont pris pour cibles par l’armée rwandaise et ses supplétifs. Ils sont nombreux à être tombés sous les balles ennemies pour avoir voulu dire la vérité et faire correctement leur travail. Pour Baudoin Kamanda wa Kamanda Muzembe, président de l’Union nationale de la presse du Congo, la guerre de l’Est est un véritable frein à l’expression de la liberté de la presse, alors que le pays enregistre des avancées majeures dans le secteur, avec entre autres la publication de l’ordonnance-loi N°23/009 du 13 mars 2023 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse, la liberté d’information et d’émission par la radio et la télévision, la presse écrite ou tout autre moyen de communication en RDC. Mal informer c’est trahir Abondant dans le même sens, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a reconnu les avancées majeures réalisées par la RDC en la matière depuis l’accession au pouvoir de Félix-Antoine Tshisekedi. Pour Christian Bosembe, les journalistes doivent faire attention à la manipulation et donner la bonne information, surtout en cette période, car “mal informer c’est trahir”, a-t-il martelé. La RDC armée face à la désinformation et la manipulation Le Ministre de la Communication et Médias a, pour sa part, mis en exergue le danger que représente l’intelligence artificielle dans la diffusion de l’information. Il a illustré ses propos par quelques exemples de manipulation des messages par l’armée numérique des agresseurs. Mais, le Gouvernement a du répondant. “Aujourd’hui plus que jamais, le secteur de la communication et des médias se tient debout, réorganisé, responsabilisé et armé pour faire face aux défis de notre siècle, entre autres la numérisation, la lutte contre la désinformation, l’intelligence artificielle ainsi que le nouveau modèle économique”, à assuré Patrick Muyaya. Faire le choix de l’information qui contribue à la défense de la Patrie Tout en reconnaissant que la liberté d’expression est comme la pierre angulaire de la démocratie, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a néanmoins exhorté les professionnels des médias à plus de responsabilité. “En ce temps de guerre, la liberté ne peut être dissociée du devoir de responsabilité”, a souligné le Chef de l’Etat. Pour le Président de la République, les journalistes ont une grande responsabilité en cette période. ” J’en appelle à la conscience des journalistes, dans un contexte aussi sensible, votre responsabilité est immense. Ayez à toujours croiser vos sources, à vérifier vos informations, à ne pas se faire, même involontairement, les relais des ennemis de la Patrie”, a exhorté le Chef de l’Etat, qui a demandé au passage aux journalistes de faire le choix conscient de diffuser des informations qui contribuent à la défense de la Patrie. Au cours de cette cérémonie, un plaidoyer a été mené en faveur d’une nouvelle loi portant statut des journalistes congolais, en remplacement de l’ordonnance-loi du 02 avril 1981. Une requête que le Gouvernement Suminwa prend déjà en charge au pilier IV de son Programme d’actions. Sous la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, des actions sont en cours en vue de poursuivre et parachever les réformes dans le secteur de la communication. Il s’agit entre autres de finaliser les textes légaux et réglementaires ainsi que la politique nationale de communication.
Kinshasa, 03 mai 2025 – La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a lancé, ce samedi, le projet pilote de formalisation des petits et micro-entrepreneurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des engagements majeurs du President de la République pour le second quinquennat, en vue de la création de plus d’emplois décents et de la protection du pouvoir d’achat des ménages en RDC. Il s’agit aussi de promouvoir la dignité dans le travail à travers une approche sur-mesure pour une prise en charge des entrepreneurs du circuit informel, conformément à l’application des dispositions des Ordonnances-lois n°22/030 et 031 du 8 septembre 2022 relatives à la promotion respectivement de l’entrepreneuriat et startups, et de l’artisanat.
EquityBCDC et Afrissur sont les partenaires du Gouvernement dans la réalisation de ce projet pilote ambitieux qui bénéficie à 350 Congolais, victimes des incendies du marché de la Liberté, du site des artisans de Binza-Delvaux et de dernières inondations enregistrées dans la capitale, qui ont emportées les récoltes des mamans maraîchères.
Inclusion bancaire et assurantielle pour des entreprenants sécurisés
Selon le Ministre de l’industrie et développement de PME, Louis Kabamba Watum, cette formalisation offre aux petits et micro-entrepreneurs entre autres les assurances pour relancer leurs activités en cas de sinistre ; les financements ou crédits pour assurer leur croissance; l’accompagnement et la capacitation technique ainsi que l’accès aux marchés. Il a par ailleurs remercié la Première Ministre pour ce projet qui met l’homme au coeur de l’action gouvernementale.
” C’est ici l’occasion pour moi de réitérer ma très haute considération à la Cheffe du Gouvernement pour sa particulière implication en vue de la réalisation de cette action gouvernementale qui, par la formalisation de nos entrepreneurs, vise à leur donner accès aux différents droits et avantages que l’Etat et l’écosystème entrepreneurial offrent”, a-t-il déclaré.
A son tour, le président de la fondation Equity s’est dit fier d’être partenaire du Gouvernement dans ce projet, car la dignité économique d’un entrepreneur, commerçant ou artisan, commence par l’accès à un compte bancaire et à des services financiers inclusifs, afin que ce dernier se développe et sécurise son activité commerciale.
Petits commerçants, maraîchers et artisans à l’ère de la sécurisation et protection de leurs activités
Pour l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances, ARCA, la formalisation des petits et micro-entrepreneurs, impulsée par la Première Ministre, marque le début d’une nouvelle ère, celle de la sécurisation et la pérennisation des petits et micros-entrepreneurs, artisans et commerçants, qui sont des acteurs non-négligeables dans l’avancement de l’économie.
“Aujourd’hui, l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances peut s’estimer heureuse et salue la vision gouvernementale qui fait de l’inclusion financière un important levier de développement et se réjouit d’y contribuer par le biais d’un produit innovant de micro-assurance, développé en étroite collaboration avec les sociétés d’assurance agréées en République Démocratique du Congo.”
1.000 USD en cas de décès de l’entrepreneur couvert par une police d’assurance accessible
C’est dans ce cadre que l’assureur “AFRISSUR” a formulé une police d’assurance sur-mesure, à faible coût, qui offre une couverture robuste aux entreprenants ou à leurs ayants droit un capital forfaitaire de 1 000 USD si l’artisan ou l’entrepreneur venait à décéder, quel que soit la cause du décès. Et si l’artisan ou l’entrepreneur est frappé d’une invalidité totale permanente, AFRISSUR lui donne par anticipation le capital de 1 000 USD initialement prévu en cas de décès, cela peut aussi s’appliquer en cas d’invalidité partielle, a confié le Dg d’Affrissur, Arsène Ntambuka.
La formalisation n’est pas une charge mais une sécurisation des activités
Devant l’assistance, la Première Ministre a reconnu q’une grande majorité d’activités économiques au pays s’exerce dans l’informel. Que ce soit dans les marchés populaires de Kinshasa, les champs de maraîchage de Kingabwa, les ateliers de menuiserie de Binza-Delvaux ou les vendeurs de denrées à Lubumbashi, les petits opérateurs économiques ne bénéficient ni de couverture sociale, ni de sécurité juridique, ni d’un accès facile au financement, a-t-elle martelé.
Dans une démarche pédagogique, elle a sensibilisé les bénéficiaires de cette formalisation sur les avantages de cette étape essentielle pour la pérennité et la croissance de leurs activités économiques.
“La formalisation, ce n’est pas seulement remplir un formulaire. C’est accéder à un statut reconnu, à des droits, à des mécanismes de protection et à de nouvelles opportunités. C’est garantir la pérennité de votre activité, pouvoir grandir, embaucher, transmettre. C’est aussi permettre à l’État d’être au plus près de vos besoins et de mieux orienter les politiques d’appui. Ne voyez pas la formalisation comme une charge, mais comme un pas vers plus de sécurité et de reconnaissance”, a renchéri la Cheffe du Gouvernement.
Par la suite, elle a invité les institutions financières et les assureurs à assouplir leurs procédures trop souvent longues, à rendre les critères d’éligibilité accessibles, à mieux expliquer les produits bancaires. Il est temps de mettre l’humain au centre de vos services et d’ouvrir pleinement vos guichets aux vrais bâtisseurs de l’économie congolaise, a exhorté la Première Ministre.
C’est par une remise symbolique par la Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa, des cartes bancaires et documents de police d’assurance aux représentants des victimes des incendies du marché de Liberté, du site des artisans de Delvaux et du RENAFER, que s’est clôturée la cérémonie officielle de formalisation des petits et micro-entrepreneurs.
Par ce geste, la Cheffe du Gouvernement tient sa promesse en faveur des victimes d’incendies et des récentes inondations. Une action qui renforce aussi la résilience de ces populations sinistrées, masse laborieuse de la RDC.
Après cette étape pilote qui a concerné 350 bénéficiaires, l’opération va se poursuivre en faveur d’autres petits et micro-entrepreneurs à travers le pays.
A noter que plusieurs membres du Gouvernement, députés nationaux et autres personnalités ont pris part à cette cérémonie entre autres le Vice-Premier Ministre en charge de l’Economie nationale, les Ministres du Travail, de l’Industrie, du Tourisme et de la Jeunesse ainsi que le vice-gouverneur de la Banque Centrale du Congo et le député national, Auguy Kalonji.
Kinshasa, Vendredi 2 mai 2025 — La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a accueilli solennellement, ce vendredi, les militaires des FARDC, policiers et leurs familles, récemment libérés après plus de trois mois de protection sous la casquette de la MONUSCO à Goma. Un moment historique et chargé d’émotions, teinté d’un sentiment de fierté nationale.
Depuis la chute du chef-lieu de la province du Nord-Kivu, en janvier dernier, ces combattants désarmés avaient trouvé refuge dans les bases des casques bleus, dernier bastion face à l’ennemi.
Une évacuation délicate orchestrée par la diplomatie et la persévérance
L’opération, résultat de longues négociations entre la MONUSCO, les autorités congolaises et le M23, a permis de sauver ces hommes et femmes. À leur descente d’avion, leurs visages, marqués par la fatigue mais empreints de dignité, ont suscité applaudissements et larmes parmi leurs proches.
La Première Ministre, accompagnée du Vice-Premier Ministre en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo Mwadiamvita, et du Chef d’État-Major Général des FARDC, le Lieutenant-Général Jules Banza Mwilambwe, a félicité ces militaires et policiers pour leur courage et leur résistance face à l’ennemi. Elle leur a aussi assuré du soutien total du Gouvernement pour leur prise en charge, exprimant la détermination de l’État à leur venir en aide.
La Première Ministre a également remercié le Comié International de la Croix Rouge (CICR) pour son appui dans cette opération, saluant son rôle dans la protection et la relocalisation de ces soldats.
Le message du Président : “La lutte continue”
Judith Suminwa Tuluka a transmis les encouragements du Président Félix Tshisekedi, Commandant suprême des FARDC et de la Police nationale. Le Chef de l’État qui, par l’entremise de la Première Ministre, a remercié ces hommes et femmes pour leur résistance ; la bataille pour la libération totale du territoire étant en cours.
La RDC debout, malgré l’adversité
Malgré la persistance de l’occupation à Goma, cet accueil à l’aéroport de Ndjili symbolise une résistance nationale. Ces hommes et femmes, hier otages de la prédation, incarnent aujourd’hui la détermination d’un Congo qui refuse de capituler.
Les militaires ont été ensuite convoyés à la base militaire de Kitona, dans la province du Kongo Central, où ils seront hébergés et pris en charge dans le cadre des mesures de soutien du Gouvernement.
Kinshasa, 30 avril 2025 – La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a accordé, ce mercredi, une audience au président de la Fédération des Entreprises du Congo ( FEC), Roger Malumba. Ce dernier a soumis à la Cheffe du Gouvernement plusieurs préoccupations des opérateurs économiques liées à l’amélioration du climat des affaires en RDC, de manière générale, et à l’application de mesures d’allègements fiscaux.
Tableau sombre pour les opérateurs économiques au Nord-Kivu et Sud-Kivu
Pour Roger Malumba, plusieurs entreprises dans la partie Est de la République démocratique du congo, sont aux abois depuis l’occupation illégale de ces contrées par les ennemis de la nation. A l’heure actuelle, l’économie tourne au ralenti et certains commerces sont sous la paille.
“Il y a des opérateurs économiques, membres de la FEC, qui sont installés dans les zones occupées. Sur ce point là, nous étions venus aussi rencontrer madame la Première Ministre pour voir dans quelle mesure nous pouvons fonctionner sur le plan fiscal avec ces sociétés-là qui sont en difficulté dans l’Est du pays, où leurs activités sont soit fermées, soit pillées, et qui supportent les différents frais fixes chaque semaine et chaque mois. C’est l’un des problèmes que nous avons abordé avec madame la Première Ministre”, a déclaré le président de la FEC.
Le patronat congolais rassuré de l’implication de la Première Ministre pour améliorer le climat des affaires
La FEC salue l’engagement de la Première Ministre pour améliorer le climat des affaires au pays et favoriser les investissements. Roger Malumba a apprécié l’écoute attentive de la cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa, lors des échanges sur toutes les questions y afférentes.
” Nous avons partagé avec la Première Ministre, elle nous a écoutés et promis qu’elle va nous recontacter pour trouver des solutions adéquates, étant donné les nombreux points abordés pour examiner toutes les pistes de solution”, a-t-il confié avant de spécifier que pour le cas des opérateurs économiques des zones occupées, la Cheffe du Gouvernement promet que la solution adéquate sera proposée dans les deux semaines qui suivent.
Pour rappel, le Gouvernement Suminwa a initié plusieurs reformes pour rendre plus attrayant le climat des affaires, pan essentiel pour attirer d’autres investisseurs au pays et favoriser la création de plus d’emplois. Et depuis le début de la crise, il a pris une série de mesures exceptionnelles d’allègements fiscaux pour réduire les effets de ladite crise dans le secteur économique, et protéger également le pouvoir d’achat des ménages dans cette partie du pays.
Kinshasa, mercredi 30 avril 2025 – La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu en audience, en son cabinet, M. Johan Borgstam, Représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs. Les discussions ont porté principalement sur le soutien de l’UE aux actions humanitaires et sur les différents processus de paix en cours en République démocratique du Congo.
Face à la crise persistante dans l’Est du pays, Johan Borgstam a indiqué que l’Union européenne avait déjà acheminé 100 tonnes d’assistance humanitaire à destination de la ville de Goma.
« C’était un échange très chaleureux. Nous avons notamment discuté du soutien de l’Union européenne aux actions humanitaires dans l’Est de la RDC, des processus de paix en cours, ainsi que des projets de coopération en développement. L’UE a déjà contribué à hauteur de plus de 100 tonnes d’aide humanitaire, désormais arrivées à Goma », a-t-il déclaré.
L’UE salue la déclaration de principes RDC-Rwanda
Concernant la récente avancée diplomatique entre la RDC et le Rwanda, l’UE a salué la signature de la déclaration de principes intervenue à Washington.
« J’ai eu l’occasion de saluer l’engagement du gouvernement de la RDC, notamment par la signature de l’accord de principes à Washington. En parallèle, nous soulignons l’importance de préserver les acquis des processus régionaux, notamment ceux de Luanda. C’est un grand pas en avant. Je félicite le gouvernement congolais ainsi que les autres parties prenantes à cet accord », a ajouté le diplomate européen.
Contexte de la déclaration de principes RDC–Rwanda
Le 25 avril 2025, sous médiation américaine, la RDC et le Rwanda ont signé à Washington une Déclaration de principes en vue de rétablir la paix dans la région des Grands Lacs. Ce texte engage les deux pays à respecter la souveraineté mutuelle, à cesser tout soutien aux groupes armés, et à coopérer sur le plan sécuritaire. Il prévoit également la rédaction d’un accord de paix complet d’ici au 2 mai 2025.
La Première ministre Judith Suminwa a accueilli, ce mardi, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, à l’aéroport international de N’djili. En visite de travail à Kinshasa, l’avion du chef de l’État bissau-guinéen a atterri sur le sol congolais aux alentours de 10h30.
Les deux personnalités ont eu un bref moment d’échanges dans le salon diplomatique de l’aéroport, avant de commencer la visite proprement dite.
Peu après, Judith Suminwa a accompagné le président Embaló au Palais de la Nation, où s’est tenue la cérémonie de sa décoration par le Chancelier des ordres nationaux sur instruction du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le Président Umaro Sissoco Embaló a été élevé au grade de Grand Cordon dans l’Ordre national Héros-Nationaux Kabila-Lumumba, la plus grande distinction en RDC, en reconnaissance de ses éminents services rendus au peuple africain et de son engagement en faveur de la paix et de la réconciliation.
Kinshasa, vendredi 25 avril 2025 – La Première Ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa, a pris part à la messe d’action de grâce célébrée en hommage à la vie et au ministère pontifical du Pape François. La cérémonie s’est tenue en la cathédrale Notre-Dame du Congo, à Kinshasa.
La célébration eucharistique a été présidée par Mgr Mitja Leskovar, Nonce apostolique en RDC, en présence de nombreuses autorités religieuses, politiques et diplomatiques.
Fervente catholique, la Première Ministre suit de près les étapes liturgiques et protocolaires décrétées par le Saint-Siège à la suite du décès du souverain pontife. Lors d’une récente visite à la Nonciature apostolique, elle a rendu un vibrant hommage à celui qu’elle a qualifié de « bâtisseur de paix et défenseur infatigable de la justice sociale ». Elle a notamment salué son engagement constant en faveur de la RDC, en particulier dans la dénonciation de l’exploitation illicite des ressources naturelles du pays.
Le Pape François est décédé au Vatican le lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans. Ce décès fait suite à une longue hospitalisation de 38 jours consécutive à une pneumonie bilatérale sévère. Le Vatican a confirmé que le pape s’est éteint paisiblement en fin de matinée, entouré de ses plus proches collaborateurs.
Depuis l’annonce officielle de sa mort, les hommages affluent du monde entier. En RDC, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a décrété neuf jours de deuil national au sein de l’Église catholique congolaise. De nombreuses messes et veillées de prière sont organisées à travers le pays pour honorer la mémoire du pontife, dont le dernier voyage apostolique sur le continent africain avait profondément marqué les fidèles congolais.
Kinshasa, 22 avril 2025 – La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, ce mardi, une délégation de députés nationaux médecins, conduite par le Dr Léon Kabamba Ngombe, de retour d’une mission humanitaire au Burundi. Les parlementaires ont remis un mémorandum alarmant sur les conditions de vie des réfugiés congolais fuyant les violences dans l’Est de la RDC, et salué l’envoi urgent d’une équipe gouvernementale sur le terrain.
Une mission humanitaire pour secourir les réfugiés
Cinq députés médecins et deux élus des circonscriptions proches des zones d’où proviennent les déplacés ont parcouru les camps de réfugiés congolais au Burundi. Leur objectif : offrir des soins gratuits aux déplacés fuyant les combats entre l’armée congolaise et les terroristes du M23, soutenus par le Rwanda.
Le Dr Léon Kabamba Ngombe, chef de la délégation, a édifié sur la réalité des camps de ces déplacés qui ont tout perdu famille, foyer, espoir. Leurs yeux disent l’horreur de la guerre. Il faut un soutien psychologique immédiat, a estimé le député médecin. « Nous avons vu des cas de malnutrition aiguë, des épidémies de paludisme, de rougeole et de choléra qui ravagent les camps. Des femmes accouchent sans assistance médicale, dans des conditions inhumaines. Nous avons beaucoup insisté sur l’accompagnement pour tous nos frères et sœurs qui ont fui la guerre », a-t-il déclaré.
Judith Suminwa déjà en action, une réaction rapide saluée
Dans leur rapport remis à la Première Ministre, les élus réclament une intervention d’urgence. À la surprise des députés, la Cheffe du Gouvernement a annoncé avoir dépêché une équipe sur place. Une réaction vivement saluée par les députés medecins. « La réaction de la Première Ministre a été très positive. Elle a pris un engagement ferme pour apporter des solutions à ces problèmes. Elle nous a rassurés qu’elle a déjà dépêché une équipe pour soutenir nos compatriotes, et qu’elle assurera un suivi pour que les choses puissent bien marcher. Elle a insisté sur la nécessité que ces priorités soient réellement résolues dans les camps de réfugiés au Burundi », a dit Léon Kabamba Ngombe.
Il faut noter que cet afflux massif de réfugiés, suite à l’agression du pays par l’armée rwandaise et leurs supplétifs du M23, nécessite une aide humanitaire urgente, afin de répondre aux besoins vitaux et d’enrayer les risques sanitaires majeurs. Le Gouvernement Suminwa qui n’a pas attendu une interpellation pour agir, entend faire davantage afin d’assister ces familles congolaises en détresse.
Kinshasa, mardi 22 avril 2025 – La Première ministre Judith Suminwa Tuluka s’est rendue à la Nonciature apostolique du Saint siège en République démocratique du Congo pour rendre hommage au pape François, décédé le lundi de Pâques, 21 avril 2025, à l’âge de 88 ans, dans sa résidence du Vatican, la Casa Santa Marta.
Après échange avec le Nonce apostolique, la Cheffe du Gouvernement a tenu à inscrire un message personnel dans le livre de condoléances dédié à la mémoire du Souverain Pontife.
Judith Suminwa a ainsi salué la mémoire du pape François, qu’elle a décrit comme un grand artisan de la paix à l’échelle mondiale. Elle a particulièrement souligné son engagement en faveur de la RDC, notamment dans la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.
« Le Saint-Père était un homme de foi, un bâtisseur de paix. Il l’a démontré ici, en RDC, où il a dénoncé avec force l’exploitation illégale de nos ressources, à l’origine de cette guerre qui a causé tant de morts. Il a œuvré inlassablement pour la paix, dans le monde, en Afrique, et particulièrement dans notre pays. C’est un héritage que les Congolais n’oublieront jamais, quelle que soit leur confession ou leur sensibilité », a déclaré la Première Ministre.
Le Pape François est décédé dans la matinée du lundi 21 avril 2025, a annoncé le Vatican dans un communiqué. Ce décès survient un mois après une hospitalisation prolongée de 38 jours due à une pneumonie bilatérale grave.
Élu en 2013 à la suite de la démission de Benoît XVI, le pape François, premier Souverain Pontife latino-américain, a marqué l’histoire par son désir de moderniser l’Église catholique et par son insistance sur les valeurs de solidarité, notamment envers les migrants.